Le Premier ministre Salam Fayyad préconise l'union
des Palestiniens en vue de la création d'un Etat dans un délai de deux
ans.
"J'engage tout notre peuple à s'unir
autour du projet de créer un Etat et de renforcer nos institutions (...) pour
que l'Etat palestinien devienne une réalité d'ici l'an prochain ou dans deux ans
au plus", a-t-il déclaré en prononçant un discours à l'université Al Qods, près
de Jérusalem.
"On peut atteindre cet objectif dans les deux
ans."
Faouzi Barhoul, porte-parole du Hamas, a réagi en estimant
que Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".
"Il (Fayyad) représente le plus grand danger pour les
Palestiniens en croyant en une coordination permanente avec l'ennemi sioniste
sur la sécurité", a-t-il ajouté.
Technocrate sans grande assise politique personnelle,
Salam Fayyad dirige un cabinet remanié le mois dernier dans lequel ont fait leur
entrée des responsables du Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas dont les
adversaires islamistes du Hamas refusent de reconnaître le Premier
ministre.
Il a dit avoir pour priorité d'unifier la Cisjordanie et
la bande de Gaza, mais il n'a pas lancé d'appel direct au Hamas - qui contrôle
Gaza depuis 2007 et en a fait un territoire palestinien pratiquement séparé du
reste.
Conformément à la politique de Mahmoud Abbas, Salam Fayyad
n'a laissé entrevoir aucun changement quant au refus des Palestiniens de
reprendre des pourparlers de paix avec Israël si celui-ci ne gèle pas la
colonisation juive en Cisjordanie.
Les Palestiniens, a-t-il dit, devraient recueillir un
soutien international en développant toutes les institutions destinées à l'Etat
indépendant qu'ils cherchent à créer.
"La nécessité s'en fait sentir encore plus depuis le
discours par lequel le Premier ministre (israélien) a tenté de contourner le
consensus international qui engage Israël à honorer ses obligations", a dit le
responsable palestinien.
Dans un discours prononcé le 14 juin, le Premier ministre
israélien, Benjamin Netanyahu, s'est dit prêt à accepter l'avènement d'un Etat
palestinien sous réserve qu'il renonce à de nombreux attributs de souveraineté
comme le fait de disposer d'une armée, de contrôler ses frontières et son espace
aérien ou de conclure des accords militaires.
Benjamin Netanyahu a aussi refusé de geler les
implantations juives en Cisjordanie occupée comme le prévoit la "feuille de
route" de 2003 pour la paix, et il a en outre exigé que les Palestiniens
reconnaissent Israël comme "un Etat juif".
Salam Fayyad a estimé qu'il restait une possibilité de
conclure une paix juste, mais non sur la base du "récit" juif de l'histoire
présenté par Netanyahu.
"Nous, Palestiniens, avons un récit totalement différent,
a-t-il dit. Je ne m'attends pas à ce que vous acceptiez le récit historique
palestinien, vous ne devez donc pas vous attendre à ce que nous approuvions le
récit historique israélien comme base de règlement du conflit."
Le discours de Salam Fayyad était annoncé comme une
réponse au président américain Barack Obama et à Benjamin Netanyahu, qui ont tous deux choisi ce mois-ci des
cadres universitaires pour d'importants discours sur les perspectives de paix au
Proche-Orient.
S'adressant à "nos voisins israéliens", il a dit que les
Palestiniens "nourrissent une grande aspiration : vivre librement et dignement
dans (leur) patrie au nom d'un droit naturel, comme le reste des peuples de la
terre".
"Nous ne souhaitons pas construire de murs, mais des
ponts."
Les dirigeants palestiniens comptent sur l'appui de la
communauté internationale pour amener Israël à tenir ses promesses, a encore dit
Salam Fayyad.
Pour redonner de la crédibilité au processus de paix,
Israël doit mettre fin aux implantations "sous toutes leurs formes", cesser de
démolir des habitations palestiniennes, de confisquer des terres et d'isoler
Jérusalem, a-t-il ajouté.
Benjamin Netanyahu affirme que Jérusalem doit être la
capitale indivisible d'Israël. Ce à quoi Salam Fayyad réplique : Jérusalem-Est
sera la capitale éternelle de notre Etat indépendant."
Iran: Des responsables arabes sortent de leur
silence
Des responsables arabes sont sortis de leur silence lundi
: le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis (EAU) a ainsi jugé
toute ingérence "inacceptable", abondant semble-t-il dans le sens des dirigeants
iraniens qui se plaignent d'une immixtion de l'Occident dans leurs affaires
intérieures.
"Les pays de la région s'accordent à penser qu'il n'y a
aucun intérêt à ce qu'un pays soit en proie à l'instabilité", a déclaré le
ministre, Cheikh Abdoullah bin Zaïed al Nahayan, cité par la chaîne panarabe Al
Djazira.
Nombre de petits pays du Golfe entretiennent des rapports
étroits avec l'Iran chiite.
Les médias saoudiens ont amplement couvert les troubles à
Téhéran ces jours-ci. Les journaux ont reproduit en une des photos de
manifestants ensanglantés. La chaîne panarabe Al Arabia a diffusé en boucle des
sujets sur l'actualité politique en Iran.
"Le régime se dit pour la première fois qu'il est menacé
sur le plan intérieur", écrit Abdel-Rahman al Rached, directeur de la chaîne Al
Arabia, dans le quotidien panarabe Achark al Aoussat.
"La pire des situations, continue-t-il, ce serait qu'il
cherche à gagner du temps, sur le plan intérieur comme au plan international. La
meilleure des situations, ce serait qu'il se rende compte du fossé gigantesque
entre ses slogans et les revendications de la population, et qu'il choisisse la
voie de la réconciliation en renonçant à ses desseins hasardeux."
Les analystes des pays du Golfe relèvent cependant que les
événements d'Iran risquent d'avoir des conséquences imprévisibles pour les
gouvernements sunnites de la région, piliers de la politique économique et
militaire des Etats-Unis au Proche-Orient.
A Bagdad, un porte-parole du gouvernement a dit que les
autorités irakiennes respecteraient le résultat de la présidentielle, mais il
n'a pas mentionné le nom d'Ahmadinejad, signe peut-être de perplexité face à
l'évolution de la situation.
Assad Aboukhalil, professeur de sciences politiques
libanais à l'Université de l'Etat de Californie, estime que les opposants
iraniens d'Ahmadinejad - s'ils parviennent au pouvoir - mèneront eux aussi une
politique nationaliste que Ryad jugerait menaçante.
"Les régimes arabes devraient craindre également que si le
pouvoir iranien se sent acculé et sous la pression, il ne hausse le ton, et
l'Arabie saoudite serait la première victime de la colère du régime (de
Téhéran)", ajoute-t-il.
Certains signes montrent aussi que les organisations
arabes radicales qui sont soutenues par Téhéran craignent ce qu'il adviendra
d'elles si Ahmadinejad devait quitter le pouvoir.
"Le Hezbollah est vraiment inquiet. Ahmadinejad a été sans
ambiguïté une source d'inspiration et de soutien pour le Hezbollah au cours des
quatre dernières années", rappelle l'analyste libanais Oussama
Safa.
"Nous sommes témoins de l'ingérence de l'Amérique, de la
Grande-Bretagne et de certains autres pays d'Europe dans les événements d'Iran.
Il y a là tentative pour attiser les troubles, pour exagérer le problème, pour
servir les intérêts de l'étranger", a dit cette semaine le numéro deux du
Hezbollah, Naïm Kassem, à la chaîne libanaise New TV.
Dans le même temps, la réélection d'Ahmadinejad, si elle
n'était plus contestée, conforterait nombre d'Israéliens ainsi que certains
Arabes qui préconisent de longue date la manière forte contre l'Iran et
s'inquiètent de la main tendue par le président américain Barack Obama à
Téhéran.
L'Arabie saoudite, dont la monarchie absolue dépend du
soutien militaire de Washington et de celui du clergé sunnite conservateur,
craint que l'Iran ne soit réhabilité par Washington s'il autorise un contrôle
international de son programme nucléaire.
L'israélien Koor prêt à investir dans
Carrefour
Le groupe israélien Koor Industries
annonce son intention d'investir dans le capital de Carrefour un montant qui
pourrait atteindre 3,5 milliards de shekels, soit environ 640 millions
d'euros.
Koor a précisé dans un communiqué
qu'il détenait déjà 1,76 million d'actions du groupe français, soit 0,25% de son
capital, des titres pour lesquels il a déboursé au total 284 millions de
shekels.
Nochi Dankner, P-DG d'IDB Holding, maison mère de Koor
Industries, a expliqué à Reuters que son groupe étudiait le dossier Carrefour
depuis près d'un an et que le secteur de la distribution alimentaire était
défensif et abrité de la volatilité d'autres secteurs.
"J'apprécie le développement de Carrefour dans les pays
émergents, en Amérique du Sud, en Chine et en Inde", a-t-il dit.
Il a ajouté que son groupe serait un soutien solide du
fonds Blue Capital, qui allie l'homme d'affaires Bernard Arnault au groupe de
capital-investissement Colony Capital et qui détient un peu plus de 17% des
droits de vote de Carrefour.
"Je suis sûr que, sous la conduite de Bernard Arnault et
son équipe et du groupe Colony Capital, Carrefour va continuer de développer ses
activités dans le monde et d'améliorer sa rentabilité", a-t-il dit.
Il a rappelé qu'IDB connaissait le secteur de la
distribution grâce à sa filiale Super-Sol, première chaîne de supermarchés
d'Israël.
Une source de marché, qui a requis l'anonymat, a indiqué
que l'investissement de Koor dans Carrefour pourrait aller au-delà des 3,5
milliards de shekels votés par le conseil d'administration.
A la Bourse de Paris, l'action Carrefour gagnait 1,48% à
29,8750 euros vers 13h00 GMT, bénéficiant notamment d'un relèvement de la
recommandation de Banc of America-Merrill Lynch. Au même moment, l'indice CAC 40
cédait 2% et le DJ Stoxx paneuropéen de la distribution abandonnait
0,68%.
A ce cours, Carrefour est valorisé un peu moins de 21
milliards d'euros.
Koor a ajouté avoir conclu un accord de principe avec la
banque HSBC sur l'octroi d'une ligne de crédit de 300 millions d'euros pour
l'achat d'actions du numéro deux mondial de la grande distribution. Koor
investira sur ses ressources propres un montant égal à celui tiré sur cette
ligne, explique-t-il.
"Le recours à l'accord de crédit et l'investissement dans
les actions Carrefour dépendront de plusieurs conditions, parmi lesquelles les
estimations de la société en matière d'évolution du marché",
poursuit-il.
"La société souligne qu'elle réalisera cet investissement
en tirant profit des opportunités d'achat et de vente liées à la situation du
marché (...) et il n'y a aucune garantie concernant le montant de
l'investissement."
Koor était entré l'an dernier au capital de Credit Suisse
et sa participation a atteint un temps 3,4%, ce qui faisait le troisième
actionnaire du groupe bancaire helvétique.
Il a depuis ramené sa participation dans Credit Suisse à
0,7%, engrangeant une plus-value de plus de deux milliards de shekels. Mais
Dankner a expliqué vouloir reconstituer sa participation.
"Credit Suisse est l'un des gagnants de la crise
financière et je suis sûr que la banque va renforcer sa position grâce à son
modèle économique solide et robuste", a-t-il dit.
Irak: au moins 13 morts dans des attentats à
Bagdad
Une série d'attentats à la bombe a
coûté la vie à au moins 13 personnes à Bagdad, lundi, deux jours après l'attaque
la plus meurtrière depuis le début de l'année qui a fait 75 morts dans le nord
de l'Irak.
Les attentats, pratiquement tous
commis dans des secteurs chiites de la capitale, interviennent à l'approche du
retrait prévu la semaine prochaine de soldats américains des grands centres
urbains du pays.
A compter du 30 juin, la majeure partie des 133.000
militaires américains rejoindront des bases à l'extérieur de la capitale et
d'autres villes. Ce retrait, qui s'inscrit dans le cadre d'un accord qui verra
l'ensemble des troupes américaines quitter le pays d'ici la fin 2011, aura
valeur de test pour le gouvernement irakien dominé par les chiites, dans la
mesure où les soldats ne pourront pas réagir à moins de recevoir un appel à
l'aide des autorités.
Au total, quatre attentats ont été perpétrés lundi à
Bagdad.
Dans le bastion chiite de Sadr City, une bombe posée en
bordure de route a explosé près d'un bus qui transportait des lycéens vers le
lieu où ils devaient passer un examen: trois personnes ont été tuées et 13
autres blessées, selon la police, qui a déclaré que trois des jeunes faisaient
partie des victimes.
Dans l'attaque la plus meurtrière, au moins cinq personnes
ont été tuées et 20 autres blessées lors de l'explosion d'une voiture piégée
dans le quartier de Karradah, sur la rive orientale du Tigre. L'attentat a été
commis sur une route menant à un contrôle verrouillant l'accès à un pont dans la
zone verte, où sont installés le gouvernement irakien et l'ambassade des
Etats-Unis.
L'explosion d'une autre bombe en bordure de route a visé
une patrouille de police dans une zone commerciale du secteur d'Our (est de
Bagdad), faisant trois morts et 25 blessés.
Lors du quatrième attentat, un kamikaze a fait sauter la
charge explosive qu'il possédait à un contrôle vers les bureaux du maire à Abou
Ghraïb, un quartier majoritairement sunnite de l'ouest de Bagdad. Deux personnes
sont mortes et cinq autres ont été blessées, selon la police.
Parallèlement, des équipes de secours ont continué lundi
de rechercher au moins 12 personnes toujours portées disparues après l'explosion
samedi d'un camion piégé qui a fait 75 morts près de la ville de
Kirkouk.
La police irakienne a attribué la responsabilité de
l'attentat à Al-Qaïda en Irak, estimant qu'il s'inscrivait dans le cadre d'une
campagne de l'insurrection destinée à déstabiliser le pays et saper la confiance
de la population dans le gouvernement.
Une autre bombe a sauté dimanche soir dans un café d'une
enclave chiite située dans une zone principalement sunnite du sud de Bagdad,
tuant au moins deux civils et faisant 13 blessés, selon la police.
Benyamin Nétanyahou: la paix n'est possible avec
l'Iran qu'en cas de changement de régime à Téhéran
Israël pourrait retrouver une
relation pacifique avec l'Iran si ce pays islamique était dirigé par un
gouvernement différent, estime le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou
dans une interview publiée lundi par le quotidien allemand "Bild".
Pour Benyamin Nétanyahou, les
agitations qui secouent actuellement l'Iran montrent que nombreux Iraniens
aspirent à la liberté électorale après le scrutin contesté qui a vu la victoire
du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad et la défaite du réformateur Mir
Hossein Moussavi.
"Si les Iraniens étaient libres de décider, je n'ai aucun
doute qu'il y aurait un gouvernement différent (à Téhéran)", assure Nétanyahou
avant d'ajouter que l'Etat iranien est "un Etat théocratique, totalitaire et
brutal qui ne donne au peuple iranien aucune liberté de choix".
Sans jamais citer ni Moussavi ni Ahmadinejad, Nétanyahou
souligne que l'Etat hébreu souhaiterait voir un gouvernement iranien qui ne
soutiendrait pas le terrorisme, ne chercherait pas à se doter de l'arme atomique
ou ne nierait pas l'existence de l'Holocauste. "Sous un régime différent, les
relations pacifiques qui avaient cours par le passé pourraient être ravivées",
affirme le Premier ministre israélien faisant référence aux relations
israélo-iraniennes de l'époque du Shah. Depuis la Révolution islamique en 1979 a
mis fin à ces relations privilégiées.
Le chef du gouvernement israélien est ensuite revenu
longuement sur la situation au Proche-Orient sur les rapports entre Israël et
les Palestiniens. Il a réitéré la proposition qu'il a faite le 14 juin dernier,
se disant ouvert à un Etat palestinien "démilitarisé" mais tout en refusant de
geler l'expansion des colonies juives existantes en Cisjordanie pendant les
négociations. Des conditions d'emblée inacceptables pour les
Palestiniens.
Dans son discours, il avait réaffirmé que Jérusalem
resterait la capitale une et indivisible d'Israël, alors que les Palestiniens
revendiquent la partie Est de la ville comme capitale de leur futur Etat. Il
demandait également aux Palestiniens une reconnaissance "sans équivoque d'Israël
comme l'Etat nation du peuple juif" et avait opposé une fin de non-recevoir au
droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens.
"Nous ne voulons pas d'un deuxième Iran à nos frontières",
souligne Nétanyahou dans cette interview au "Bild"
Mercredi, le Premier ministre israélien est à Paris où il
s'entretiendra avec Nicolas Sarkozy. Le président français recevra ensuite
George Mitchell, émissaire spécial du président américain Barack Obama pour la
paix au Proche-Orient.
Une carrière du temps du Christ découverte près de
Jéricho
Des archéologues israéliens ont découvert la plus
vaste carrière souterraine de Terre sainte, s'étendant sur 4.000 m2 près de la
ville de Jéricho, en Cisjordanie.
Cette carrière, creusée à une dizaine de mètres sous
terre, a commencé a être exploitée il y a environ 2.000 ans, du temps du Christ,
et a servi pendant cinq siècles, a précisé dimanche l'archéologue Adam Zertal,
de l'université de Haïfa.
Ses parois portent des inscriptions - des symboles chrétiens, comme des
croix datant d'environ 350 après J-C, et aussi des emblèmes de légions
romaines.
La salle principale, haute de trois mètres, est soutenue par une vingtaine
de piliers.
Les pierres provenant de cette carrière ont probablement servi à bâtir les
temples et les monastères de la région.
( Lundi, 22 juin 2009 - Avec les agences de presse )
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat
d’Israël
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