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Salam Fayyad plaide pour un Etat palestinien dans les deux ans

lundi 22 juin 2009, par La Rédaction

Le Premier ministre Salam Fayyad préconise l'union des Palestiniens en vue de la création d'un Etat dans un délai de deux ans.
"J'engage tout notre peuple à s'unir autour du projet de créer un Etat et de renforcer nos institutions (...) pour que l'Etat palestinien devienne une réalité d'ici l'an prochain ou dans deux ans au plus", a-t-il déclaré en prononçant un discours à l'université Al Qods, près de Jérusalem.
"On peut atteindre cet objectif dans les deux ans."
Faouzi Barhoul, porte-parole du Hamas, a réagi en estimant que Salam Fayyad "n'a aucun droit à parler d'unité nationale".
"Il (Fayyad) représente le plus grand danger pour les Palestiniens en croyant en une coordination permanente avec l'ennemi sioniste sur la sécurité", a-t-il ajouté.
Technocrate sans grande assise politique personnelle, Salam Fayyad dirige un cabinet remanié le mois dernier dans lequel ont fait leur entrée des responsables du Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas dont les adversaires islamistes du Hamas refusent de reconnaître le Premier ministre.
Il a dit avoir pour priorité d'unifier la Cisjordanie et la bande de Gaza, mais il n'a pas lancé d'appel direct au Hamas - qui contrôle Gaza depuis 2007 et en a fait un territoire palestinien pratiquement séparé du reste.
Conformément à la politique de Mahmoud Abbas, Salam Fayyad n'a laissé entrevoir aucun changement quant au refus des Palestiniens de reprendre des pourparlers de paix avec Israël si celui-ci ne gèle pas la colonisation juive en Cisjordanie.
Les Palestiniens, a-t-il dit, devraient recueillir un soutien international en développant toutes les institutions destinées à l'Etat indépendant qu'ils cherchent à créer.
"La nécessité s'en fait sentir encore plus depuis le discours par lequel le Premier ministre (israélien) a tenté de contourner le consensus international qui engage Israël à honorer ses obligations", a dit le responsable palestinien.
Dans un discours prononcé le 14 juin, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est dit prêt à accepter l'avènement d'un Etat palestinien sous réserve qu'il renonce à de nombreux attributs de souveraineté comme le fait de disposer d'une armée, de contrôler ses frontières et son espace aérien ou de conclure des accords militaires.
Benjamin Netanyahu a aussi refusé de geler les implantations juives en Cisjordanie occupée comme le prévoit la "feuille de route" de 2003 pour la paix, et il a en outre exigé que les Palestiniens reconnaissent Israël comme "un Etat juif".
Salam Fayyad a estimé qu'il restait une possibilité de conclure une paix juste, mais non sur la base du "récit" juif de l'histoire présenté par Netanyahu.
"Nous, Palestiniens, avons un récit totalement différent, a-t-il dit. Je ne m'attends pas à ce que vous acceptiez le récit historique palestinien, vous ne devez donc pas vous attendre à ce que nous approuvions le récit historique israélien comme base de règlement du conflit."
Le discours de Salam Fayyad était annoncé comme une réponse au président américain Barack Obama et à Benjamin Netanyahu, qui ont tous deux choisi ce mois-ci des cadres universitaires pour d'importants discours sur les perspectives de paix au Proche-Orient.
S'adressant à "nos voisins israéliens", il a dit que les Palestiniens "nourrissent une grande aspiration : vivre librement et dignement dans (leur) patrie au nom d'un droit naturel, comme le reste des peuples de la terre".
"Nous ne souhaitons pas construire de murs, mais des ponts."
Les dirigeants palestiniens comptent sur l'appui de la communauté internationale pour amener Israël à tenir ses promesses, a encore dit Salam Fayyad.
Pour redonner de la crédibilité au processus de paix, Israël doit mettre fin aux implantations "sous toutes leurs formes", cesser de démolir des habitations palestiniennes, de confisquer des terres et d'isoler Jérusalem, a-t-il ajouté.
Benjamin Netanyahu affirme que Jérusalem doit être la capitale indivisible d'Israël. Ce à quoi Salam Fayyad réplique : Jérusalem-Est sera la capitale éternelle de notre Etat indépendant."
 
Iran: Des responsables arabes sortent de leur silence
Des responsables arabes sont sortis de leur silence lundi : le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis (EAU) a ainsi jugé toute ingérence "inacceptable", abondant semble-t-il dans le sens des dirigeants iraniens qui se plaignent d'une immixtion de l'Occident dans leurs affaires intérieures.
"Les pays de la région s'accordent à penser qu'il n'y a aucun intérêt à ce qu'un pays soit en proie à l'instabilité", a déclaré le ministre, Cheikh Abdoullah bin Zaïed al Nahayan, cité par la chaîne panarabe Al Djazira.
Nombre de petits pays du Golfe entretiennent des rapports étroits avec l'Iran chiite.
Les médias saoudiens ont amplement couvert les troubles à Téhéran ces jours-ci. Les journaux ont reproduit en une des photos de manifestants ensanglantés. La chaîne panarabe Al Arabia a diffusé en boucle des sujets sur l'actualité politique en Iran.
"Le régime se dit pour la première fois qu'il est menacé sur le plan intérieur", écrit Abdel-Rahman al Rached, directeur de la chaîne Al Arabia, dans le quotidien panarabe Achark al Aoussat.
"La pire des situations, continue-t-il, ce serait qu'il cherche à gagner du temps, sur le plan intérieur comme au plan international. La meilleure des situations, ce serait qu'il se rende compte du fossé gigantesque entre ses slogans et les revendications de la population, et qu'il choisisse la voie de la réconciliation en renonçant à ses desseins hasardeux."
Les analystes des pays du Golfe relèvent cependant que les événements d'Iran risquent d'avoir des conséquences imprévisibles pour les gouvernements sunnites de la région, piliers de la politique économique et militaire des Etats-Unis au Proche-Orient.
A Bagdad, un porte-parole du gouvernement a dit que les autorités irakiennes respecteraient le résultat de la présidentielle, mais il n'a pas mentionné le nom d'Ahmadinejad, signe peut-être de perplexité face à l'évolution de la situation.
Assad Aboukhalil, professeur de sciences politiques libanais à l'Université de l'Etat de Californie, estime que les opposants iraniens d'Ahmadinejad - s'ils parviennent au pouvoir - mèneront eux aussi une politique nationaliste que Ryad jugerait menaçante.
"Les régimes arabes devraient craindre également que si le pouvoir iranien se sent acculé et sous la pression, il ne hausse le ton, et l'Arabie saoudite serait la première victime de la colère du régime (de Téhéran)", ajoute-t-il.
Certains signes montrent aussi que les organisations arabes radicales qui sont soutenues par Téhéran craignent ce qu'il adviendra d'elles si Ahmadinejad devait quitter le pouvoir.
"Le Hezbollah est vraiment inquiet. Ahmadinejad a été sans ambiguïté une source d'inspiration et de soutien pour le Hezbollah au cours des quatre dernières années", rappelle l'analyste libanais Oussama Safa.
"Nous sommes témoins de l'ingérence de l'Amérique, de la Grande-Bretagne et de certains autres pays d'Europe dans les événements d'Iran. Il y a là tentative pour attiser les troubles, pour exagérer le problème, pour servir les intérêts de l'étranger", a dit cette semaine le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, à la chaîne libanaise New TV.
Dans le même temps, la réélection d'Ahmadinejad, si elle n'était plus contestée, conforterait nombre d'Israéliens ainsi que certains Arabes qui préconisent de longue date la manière forte contre l'Iran et s'inquiètent de la main tendue par le président américain Barack Obama à Téhéran.
L'Arabie saoudite, dont la monarchie absolue dépend du soutien militaire de Washington et de celui du clergé sunnite conservateur, craint que l'Iran ne soit réhabilité par Washington s'il autorise un contrôle international de son programme nucléaire.
 
L'israélien Koor prêt à investir dans Carrefour
Le groupe israélien Koor Industries annonce son intention d'investir dans le capital de Carrefour un montant qui pourrait atteindre 3,5 milliards de shekels, soit environ 640 millions d'euros.
Koor a précisé dans un communiqué qu'il détenait déjà 1,76 million d'actions du groupe français, soit 0,25% de son capital, des titres pour lesquels il a déboursé au total 284 millions de shekels.
Nochi Dankner, P-DG d'IDB Holding, maison mère de Koor Industries, a expliqué à Reuters que son groupe étudiait le dossier Carrefour depuis près d'un an et que le secteur de la distribution alimentaire était défensif et abrité de la volatilité d'autres secteurs.
"J'apprécie le développement de Carrefour dans les pays émergents, en Amérique du Sud, en Chine et en Inde", a-t-il dit.
Il a ajouté que son groupe serait un soutien solide du fonds Blue Capital, qui allie l'homme d'affaires Bernard Arnault au groupe de capital-investissement Colony Capital et qui détient un peu plus de 17% des droits de vote de Carrefour.
"Je suis sûr que, sous la conduite de Bernard Arnault et son équipe et du groupe Colony Capital, Carrefour va continuer de développer ses activités dans le monde et d'améliorer sa rentabilité", a-t-il dit.
Il a rappelé qu'IDB connaissait le secteur de la distribution grâce à sa filiale Super-Sol, première chaîne de supermarchés d'Israël.
Une source de marché, qui a requis l'anonymat, a indiqué que l'investissement de Koor dans Carrefour pourrait aller au-delà des 3,5 milliards de shekels votés par le conseil d'administration.
A la Bourse de Paris, l'action Carrefour gagnait 1,48% à 29,8750 euros vers 13h00 GMT, bénéficiant notamment d'un relèvement de la recommandation de Banc of America-Merrill Lynch. Au même moment, l'indice CAC 40 cédait 2% et le DJ Stoxx paneuropéen de la distribution abandonnait 0,68%.
A ce cours, Carrefour est valorisé un peu moins de 21 milliards d'euros.
Koor a ajouté avoir conclu un accord de principe avec la banque HSBC sur l'octroi d'une ligne de crédit de 300 millions d'euros pour l'achat d'actions du numéro deux mondial de la grande distribution. Koor investira sur ses ressources propres un montant égal à celui tiré sur cette ligne, explique-t-il.
"Le recours à l'accord de crédit et l'investissement dans les actions Carrefour dépendront de plusieurs conditions, parmi lesquelles les estimations de la société en matière d'évolution du marché", poursuit-il.
"La société souligne qu'elle réalisera cet investissement en tirant profit des opportunités d'achat et de vente liées à la situation du marché (...) et il n'y a aucune garantie concernant le montant de l'investissement."
Koor était entré l'an dernier au capital de Credit Suisse et sa participation a atteint un temps 3,4%, ce qui faisait le troisième actionnaire du groupe bancaire helvétique.
Il a depuis ramené sa participation dans Credit Suisse à 0,7%, engrangeant une plus-value de plus de deux milliards de shekels. Mais Dankner a expliqué vouloir reconstituer sa participation.
"Credit Suisse est l'un des gagnants de la crise financière et je suis sûr que la banque va renforcer sa position grâce à son modèle économique solide et robuste", a-t-il dit.
 
Irak: au moins 13 morts dans des attentats à Bagdad
Une série d'attentats à la bombe a coûté la vie à au moins 13 personnes à Bagdad, lundi, deux jours après l'attaque la plus meurtrière depuis le début de l'année qui a fait 75 morts dans le nord de l'Irak.
Les attentats, pratiquement tous commis dans des secteurs chiites de la capitale, interviennent à l'approche du retrait prévu la semaine prochaine de soldats américains des grands centres urbains du pays.
A compter du 30 juin, la majeure partie des 133.000 militaires américains rejoindront des bases à l'extérieur de la capitale et d'autres villes. Ce retrait, qui s'inscrit dans le cadre d'un accord qui verra l'ensemble des troupes américaines quitter le pays d'ici la fin 2011, aura valeur de test pour le gouvernement irakien dominé par les chiites, dans la mesure où les soldats ne pourront pas réagir à moins de recevoir un appel à l'aide des autorités.
Au total, quatre attentats ont été perpétrés lundi à Bagdad.
Dans le bastion chiite de Sadr City, une bombe posée en bordure de route a explosé près d'un bus qui transportait des lycéens vers le lieu où ils devaient passer un examen: trois personnes ont été tuées et 13 autres blessées, selon la police, qui a déclaré que trois des jeunes faisaient partie des victimes.
Dans l'attaque la plus meurtrière, au moins cinq personnes ont été tuées et 20 autres blessées lors de l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier de Karradah, sur la rive orientale du Tigre. L'attentat a été commis sur une route menant à un contrôle verrouillant l'accès à un pont dans la zone verte, où sont installés le gouvernement irakien et l'ambassade des Etats-Unis.
L'explosion d'une autre bombe en bordure de route a visé une patrouille de police dans une zone commerciale du secteur d'Our (est de Bagdad), faisant trois morts et 25 blessés.
Lors du quatrième attentat, un kamikaze a fait sauter la charge explosive qu'il possédait à un contrôle vers les bureaux du maire à Abou Ghraïb, un quartier majoritairement sunnite de l'ouest de Bagdad. Deux personnes sont mortes et cinq autres ont été blessées, selon la police.
Parallèlement, des équipes de secours ont continué lundi de rechercher au moins 12 personnes toujours portées disparues après l'explosion samedi d'un camion piégé qui a fait 75 morts près de la ville de Kirkouk.
La police irakienne a attribué la responsabilité de l'attentat à Al-Qaïda en Irak, estimant qu'il s'inscrivait dans le cadre d'une campagne de l'insurrection destinée à déstabiliser le pays et saper la confiance de la population dans le gouvernement.
Une autre bombe a sauté dimanche soir dans un café d'une enclave chiite située dans une zone principalement sunnite du sud de Bagdad, tuant au moins deux civils et faisant 13 blessés, selon la police.
 
Benyamin Nétanyahou: la paix n'est possible avec l'Iran qu'en cas de changement de régime à Téhéran
Israël pourrait retrouver une relation pacifique avec l'Iran si ce pays islamique était dirigé par un gouvernement différent, estime le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dans une interview publiée lundi par le quotidien allemand "Bild".
Pour Benyamin Nétanyahou, les agitations qui secouent actuellement l'Iran montrent que nombreux Iraniens aspirent à la liberté électorale après le scrutin contesté qui a vu la victoire du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad et la défaite du réformateur Mir Hossein Moussavi.
"Si les Iraniens étaient libres de décider, je n'ai aucun doute qu'il y aurait un gouvernement différent (à Téhéran)", assure Nétanyahou avant d'ajouter que l'Etat iranien est "un Etat théocratique, totalitaire et brutal qui ne donne au peuple iranien aucune liberté de choix".
Sans jamais citer ni Moussavi ni Ahmadinejad, Nétanyahou souligne que l'Etat hébreu souhaiterait voir un gouvernement iranien qui ne soutiendrait pas le terrorisme, ne chercherait pas à se doter de l'arme atomique ou ne nierait pas l'existence de l'Holocauste. "Sous un régime différent, les relations pacifiques qui avaient cours par le passé pourraient être ravivées", affirme le Premier ministre israélien faisant référence aux relations israélo-iraniennes de l'époque du Shah. Depuis la Révolution islamique en 1979 a mis fin à ces relations privilégiées.
Le chef du gouvernement israélien est ensuite revenu longuement sur la situation au Proche-Orient sur les rapports entre Israël et les Palestiniens. Il a réitéré la proposition qu'il a faite le 14 juin dernier, se disant ouvert à un Etat palestinien "démilitarisé" mais tout en refusant de geler l'expansion des colonies juives existantes en Cisjordanie pendant les négociations. Des conditions d'emblée inacceptables pour les Palestiniens.
Dans son discours, il avait réaffirmé que Jérusalem resterait la capitale une et indivisible d'Israël, alors que les Palestiniens revendiquent la partie Est de la ville comme capitale de leur futur Etat. Il demandait également aux Palestiniens une reconnaissance "sans équivoque d'Israël comme l'Etat nation du peuple juif" et avait opposé une fin de non-recevoir au droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens.
"Nous ne voulons pas d'un deuxième Iran à nos frontières", souligne Nétanyahou dans cette interview au "Bild"
Mercredi, le Premier ministre israélien est à Paris où il s'entretiendra avec Nicolas Sarkozy. Le président français recevra ensuite George Mitchell, émissaire spécial du président américain Barack Obama pour la paix au Proche-Orient.
 
Une carrière du temps du Christ découverte près de Jéricho
Des archéologues israéliens ont découvert la plus vaste carrière souterraine de Terre sainte, s'étendant sur 4.000 m2 près de la ville de Jéricho, en Cisjordanie.
Cette carrière, creusée à une dizaine de mètres sous terre, a commencé a être exploitée il y a environ 2.000 ans, du temps du Christ, et a servi pendant cinq siècles, a précisé dimanche l'archéologue Adam Zertal, de l'université de Haïfa.
Ses parois portent des inscriptions - des symboles chrétiens, comme des croix datant d'environ 350 après J-C, et aussi des emblèmes de légions romaines.
La salle principale, haute de trois mètres, est soutenue par une vingtaine de piliers.
Les pierres provenant de cette carrière ont probablement servi à bâtir les temples et les monastères de la région.
 
( Lundi, 22 juin 2009 - Avec les agences de presse )
 
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 
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