Le président de l'Autorité
palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé mercredi l'investiture d'ici le milieu de
la semaine d'un nouveau gouvernement palestinien, toujours dirigé par Salam
Fayyad et sans la participation du Hamas.
Cette annonce entame encore les
chances d'un accord de partage du pouvoir entre le Fatah et le Hamas qui
contrôlent la Bande de Gaza.
Le président de l'Autorité palestinienne a également
annoncé que le Fatah tiendrait un congrès le 1er juillet prochain pour
renouveler son équipe dirigeante.
Mahmoud Abbas a annoncé qu'il ferait prêter serment au
nouveau gouvernement, réunissant des membres du Fatah et des indépendants d'ici
mercredi. Le Premier ministre Salam Fayyad, un économiste respecté qui bénéficie
du soutien des Occidentaux, conservera son poste.
Mahmoud Abbas a toutefois ajouté que les discussions de
réconciliation avec le Hamas se poursuivraient et que le nouveau gouvernement
démissionnerait si un accord de partage du pouvoir était conclu.
Les négociateurs devaient se retrouver dimanche au Caire
pour un nouveau cycle de pourparlers, mais le porte-parole du Hamas Fawzi
Barhoum a estimé que Mahmoud Abbas avait déjà signé "un certificat de décès
avant les discussions". Cette annonce "n'est pas un bon signe", a-t-il commenté
depuis Gaza, jugeant qu'elle va "accentuer les divisions".
Après les trois semaines d'offensive militaire israélienne
sur la Bande de Gaza, qui ont pris fin à la mi-janvier, l'Egypte a organisé
plusieurs séances de pourparlers de réconciliation palestiniens. L'objectif
était de parvenir à la formation d'un gouvernement d'union entre le Fatah et le
Hamas, chargé notamment de prendre en main la reconstruction de Gaza jusqu'à la
tenue d'élections présidentielle et législative en janvier.
Mais les discussions ont achoppé sur le programme d'un
futur gouvernement de partage du pouvoir. Le Hamas reste réticent face aux
demandes occidentales que tout gouvernement palestinien reconnaisse l'Etat
d'Israël, renonce à la violence et accepte les précédents accords
israélo-palestiniens.
Le Mouvement de la résistance islamique a remporté les
législatives de 2006 et pris le pouvoir par la force en juin 2007 dans la Bande
de Gaza après des mois de bras de fer avec le Fatah. Le gouvernement de Mahmoud
Abbas ne contrôle plus que la Cisjordanie, mais jouit toujours d'un soutien
international, contrairement au Hamas qui reste isolé.
Le prochain congrès du Fatah annoncé lundi par Mahmoud
Abbas va permettre de rajeunir ses dirigeants. Son dernier congrès avait eu lieu
en 1989 et la popularité du Fatah a décliné régulièrement depuis, notamment en
raison de son incapacité à se renouveler. Des réformes internes pourraient aider
le Fatah à affronter le Hamas lors des prochaines élections
générales.
La majeure partie des membres du comité central du Fatah
ont dépassé les 70 ans. Le comité est supposé avoir 21 membres mais cinq d'entre
eux sont morts depuis le dernier congrès. Même si le prochain congrès est très
attendu, Mahmoud Abbas a reconnu qu'il risquait d'être compromis si Israël
empêche des membres du parti en exil d'entrer en Cisjordanie pour y participer.
Au moins 400 membres du Fatah devraient venir de la Bande de Gaza ou de
l'étranger.
Le Conseil de sécurité demande d'urgence de
nouveaux efforts pour créer un Etat palestinien
Le Conseil de sécurité des Nations
unies a adopté lundi à l'unanimité une déclaration appelant à des efforts
"renouvelés et urgents" en faveur de la création d'un Etat palestinien
indépendant coexistant pacifiquement avec celui d'Israël.
Les 15 membres du Conseil soulignent
la nécessité d'une "action diplomatique vigoureuse" pour parvenir à un accord de
paix global au Moyen-Orient et une solution à deux Etats au conflit
israélo-palestinien.
La déclaration encourage également le Quartette pour la
paix au Proche-Orient -qui regroupe les Etats-Unis, la Russie, l'Union
européenne et l'ONU- à poursuivre ses efforts pour promouvoir un règlement
global dans la région.
Un soldat américain tue cinq de ses camarades sur
leur base à Bagdad
Un soldat américain a ouvert le feu
lundi après-midi sur ses camarades dans leur base à Bagdad, tuant cinq d'entre
eux, a déclaré un haut responsable militaire à Washington.
Ce responsable qui a requis
l'anonymat a ajout que la fusillade est survenue vers 14h locales (10h gmt) sur
la base militaire américaine Camp Liberty, près de l'aéroport international de
Bagdad. Selon le commandement américain à Bagdad, le soldat "soupçonné d'être
impliqué" dans la fusillade "est actuellement aux arrêts".
D'après un responsable du Pentagone, l'auteur présumé des
tirs se trouvait dans un centre médical de la base, effectuant des consultations
pour les militaires souffrant de stress dû aux combats ou de problèmes
personnels. On ne dispose pas de plus amples détails pour le
moment.
Nétanyahou sollicite le soutien du Caire contre
l'Iran
Pour son premier déplacement dans un
pays arabe depuis sa prise de fonctions, le Premier ministre israélien Benjamin
Nétanyahou a sollicité lundi à Charm el-Cheikh, en Egypte, le soutien du Caire
aux efforts israéliens visant à contrer la menace iranienne.
Mais lors d'une conférence de presse
conjointe, le président égyptien Hosni Moubarak a évité toute mention de l'Iran,
préférant insister sur l'importance du processus israélo-palestinien pour la
stabilité dans la région.
Durant sa visite, M. Nétanyahou a présenté l'Iran comme la
principale menace pour la région. Israël et les Etats-Unis accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme
nucléaire, ce que Téhéran dément, tandis que les pays arabes s'inquiètent de
l'influence croissance de l'Iran au Moyen-Orient.
Il n'y a pas au Proche-Orient un combat "entre des peuples
ou des religions", mais "entre des extrémistes et des modérés, entre ceux qui
cherchent la vie et ceux qui propagent la violence et la mort", a affirmé M.
Nétanyahou. "Aujourd'hui, à notre grand regret, nous sommes les témoins de
forces extrémistes qui menacent la stabilité du Proche-Orient", a-t-il ajouté
sans mentionner explicitement l'Iran.
Avant le déplacement de Charm el-Cheikh, un collaborateur
de M. Nétanyahou a précisé que celui-ci espérait construire une coalition avec
des pays arabes pour contrer les menaces constituées par l'Iran et ses alliés
dans la région: le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.
Sollicitant directement le soutien de M. Moubarak, le
Premier ministre israélien a déclaré: "Nous espérons, Monsieur le président,
(...) votre aide dans cette lutte contre les extrémistes et les terroristes qui
menacent la paix."
Le président égyptien n'a pas répondu publiquement. Il a
en revanche souligné l'importance de relancer les efforts de paix
israélo-palestiniens lancés sous l'égide des Etats-Unis à Annapolis, fin 2007,
censés conduire à la création d'un Etat palestinien indépendant. Les
négociations de paix doivent reprendre, a-t-il plaidé, "sur la base d'un horizon
politique clair qui (...) établit un Etat palestinien indépendant" cohabitant
avec Israël "dans la sécurité et la paix".
M. Nétanyahou, qui pendant sa campagne électorale avait
pris position contre la restitution de terres aux Palestiniens et contre la
création d'un Etat indépendant palestinien, a dit espérer une relance des
pourparlers dans les prochaines semaines. "Nous voulons qu'Israéliens et
Palestiniens vivent ensemble avec des perspectives de paix, de sécurité et de
prospérité", a-t-il assuré.
M. Nétanyahou, dont le gouvernement n'a pas encore dévoilé
sa stratégie sur le processus de paix, a rappelé qu'il préférait se concentrer
pour l'instant sur le développement économique des Palestiniens et remettre à
plus tard les discussions sur la création d'un Etat palestinien.
"Le peuple juif veut des relations harmonieuses avec le
monde musulman", a-t-il affirmé. Et d'ajouter: "l'Etat d'Israël veut la paix
avec ses voisins palestiniens et avec l'ensemble des pays arabes. Nous vivons
tous dans cette région et nous sommes tous les fils d'Abraham."
M. Nétanyahou rencontrera le président américain
Barack Obama le 18 mai, alors
que Washington presse Israël d'accepter la création d'un Etat
palestinien.
Le pape à Jérusalem
Benoît XVI a entamé lundi la deuxième
étape -sans doute la plus délicate- de son pélerinage en Terre sainte: Israël.
Dès son arrivée à Tel Aviv, le pape a appelé à la création d'un Etat
palestinien, une voie sur laquelle le nouveau gouvernement israélien refuse de
s'engager explicitement. A Jérusalem ensuite, il a rendu hommage aux six
millions de juifs tués dans les camps nazis, alors qu'il est toujours reproché
au Vatican de n'avoir pas fait assez pour empêcher la Shoah.
Les cris des victimes "résonnent
encore dans nos coeurs", a déclaré Benoît XVI à Yad Vashem, le mémorial de
l'Holocauste. "Ils ont perdu leur vie mais ils ne perdront jamais leur
nom."
Au cours d'une cérémonie pleine d'émotion, il a serré la
main de six rescapés de l'Holocauste et a ranimé la flamme du souvenir. Il a
assuré que l'Eglise oeuvrait afin que ne revienne jamais le règne de la
haine.
Sa visite à Yad Vashem avait été soigneusement préparée.
Le parcours n'incluait pas le musée retraçant l'histoire de la Shoah. Dans l'une
des salles, une photographie de Pie XII est accompagnée d'une légende rappelant
que ce pape n'a pas protesté contre le génocide des juifs durant la Seconde
guerre mondiale.
Benoît XVI, qui a qualifié Pie XII de "grand homme
d'église", soutient sa canonisation. Beaucoup de responsables au Vatican
affirment qu'une dénonciation publique de la politique du IIIe Reich risquait
d'entraîner des représailles qui auraient pu se solder par encore davantage de
morts.
Le pape, qui s'appelle Joseph Ratzinger et a grandi en
Allemagne, a lui-même essuyé des critiques pour avoir été membre des Jeunesses
hitlériennes durant la guerre. Il affirme y avoir été contraint.
Depuis son accession au trône de Saint Pierre, Benoît XVI
a multiplié les maladresses. Il a levé l'excommunication de quatre évêques
intégristes, dont l'Anglais Richard Williamson qui nie l'existence de
l'Holocauste. L'année dernière, il a redonné droit de cité à une prière pour la
conversion des juifs. Et durant l'offensive israélienne contre le Hamas, l'un de
ses proches collaborateurs a comparé la Bande de Gaza à un "vaste camp de
concentration".
Dès sa descente d'avion à Tel Aviv, en provenance de la
Jordanie où il avait passé trois jours, le pape a appelé Israéliens et
Palestiniens à résoudre le conflit qui les oppose. "L'espoir d'innombrables
hommes, femmes et enfants d'un avenir de stabilité et de sécurité dépendent des
résultats des négociations de paix", a rappelé Benoît XVI lors d'une cérémonie
d'accueil à l'aéroport international Ben Gourion. Il a appelé les responsables à
rechercher une "solution juste" afin que "les deux peuples puissent vivre en
paix dans une patrie à eux, à l'intérieur de frontières sures et
internationalement reconnues".
Il s'exprimait notamment devant le nouveau Premier
ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui depuis la victoire de son parti, le
Likoud, aux dernières législatives, a refusé de se prononcer en faveur d'une
solution à deux Etats.
Il a ensuite rendu visite à Jérusalem au président
israélien Shimon Pérès. Ensemble, ils ont planté un olivier. Shimon Pérès a
remis deux cadeaux au pape: des épis d'un blé baptisé "Benoît XVI" par ses
concepteurs israéliens et une particule de silicone contenant, grâce aux
nanotechnologies, un texte en hébreu de 300.000 mots tiré de la Torah. "Je ne
crois pas que vous en ayez une comme ça au Vatican", a soufflé le président
israélien.
Auparavant, le pape avait rencontré en privé les parents
du soldat franco-israélien Gilad Schalit, capturé par des activistes
palestiniens il y a trois ans et retenu depuis dans la Bande de
Gaza.
La France proche d'un accord nucléaire avec
l'Arabie saoudite
La France et l'Arabie saoudite ont
accompli de "bons progrès" sur la voie d'un accord de coopération dans le
domaine de l'énergie nucléaire civile, a annoncé la ministre française de
l'Economie Christine Lagarde dimanche.
"Les discussions ont fait de bons
progrès et j'espère que nos deux chefs d'Etat seront en mesure de signer un
accord prochainement", a dit Lagarde après des entretiens avec le roi Abdoullah,
avec le ministre du Pétrole, Ali al-Naimi, et le ministre des Finances, Ibrahim
al-Assaf.
"Cela (l'accord) implique une coopération dans l'énergie
nucléaire civile en respectant les meilleures conditions de sécurité", a ajouté
la ministre française à Ryad.
L'an dernier, le président Nicolas Sarkozy avait proposé
au royaume saoudien de l'aider à développer sa production d'énergie nucléaire.
Des accords du même type ont été conclus avec d'autres pays producteurs de
pétrole comme l'Algérie et la Libye.
Le marché du nucléaire saoudien intéresse plusieurs pays
dont les Etats-Unis et la Russie qui ont, eux aussi, fait des offres de
coopération et de soutien.
Washington propose un nouveau plan de paix au
Proche-Orient
Les Etats-Unis prônent un plan de
paix au Proche-Orient prévoyant "une solution à 57 Etats" par laquelle la
totalité du monde arabe reconnaîtrait Israël, annonce le roi Abdallah de
Jordanie dans le Times de lundi.
Selon le quotidien britannique, ce
plan a été mis au point avec Barack Obama lors de la visite du souverain
hachémite à Washington en avril.
Les détails seront sans doute mis au point lors d'une
série d'événements diplomatiques ce mois-ci, notamment lors de la rencontre
entre le président américain et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
à Washington la semaine prochaine.
Par exemple, en échange du gel par Israël des colonies
juives en Cisjordanie, les Etats arabes pourraient autoriser, entre autres
gestes, le survol de l'espace aérien arabe par la compagnie israélienne El Al et
l'octroi de visas aux Israéliens.
"Nous offrons à un tiers du monde de le rencontrer à bras
ouverts", déclare le roi Abdallah. "L'avenir n'est pas le Jourdain ni le Golan
ni le Sinaï; l'avenir est le Maroc sur l'Atlantique et l'Indonésie sur le
Pacifique. C'est le prix."
"Si nous retardons nos négociations de paix, il y aura un
autre conflit entre Arabes ou musulmans et Israël dans les 12 à 18 mois",
prévient le roi.
"Ce dont nous parlons n'est pas des Israéliens et des
Palestiniens assis à une table, mais des Israéliens assis avec les Palestiniens,
des Israéliens assis avec les Syriens, des Israéliens assis avec les Libanais",
ajoute-t-il.
Les Palestiniens tentent d'arracher à Israël la création
d'un Etat, la Syrie veut récupérer le plateau du Golan, confisqué par Israël
lors de la guerre des Six-jours en 1967. Israël et le Hezbollah libanais se sont
fait la guerre au Liban en 2006.
"Je pense que nous allons devoir faire beaucoup de navette
diplomatique, faire s'assoir les gens à une table dans les deux prochains mois
pour trouver une solution", déclare le roi Abdallah.
Selon le Times, après la rencontre Obama-Netanyahu à
Washington le 18 mai, l'initiative de paix pourrait être au centre du grand
discours au monde musulman que le président américain doit prononcer en Egypte
le 4 juin.
Pour le roi de Jordanie, "le point critique sera ce qui
sortira de la rencontre Obama-Netanyahu".
"Si Israël temporise sur la solution à deux Etats ou s'il
n'y a pas de vision américaine claire de la façon dont cela va se jouer en 2009,
alors la crédibilité énorme d'Obama dans le monde et dans cette région se
volatilisera du jour au lendemain si rien ne sort en mai", déclare le roi
Abdallah.
Selon un sondage Ifop, Barack Obama bénéficie d'un a
priori favorable des citoyens des pays tels que l'Arabie saoudite, le Koweït, le
Liban, l'Egypte et la Jordanie.
Le gouvernement Obama est favorable à la création d'un
Etat palestinien comme solution du conflit au Proche-Orient. Mais depuis sa
prise de fonctions le 31 mars, Benjamin Netanyahu n'a jamais abordé de manière
spécifique la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza.
Les principaux partenaires de sa coalition,
l'extrême-droite du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et les
ultra-orthodoxes, sont opposés à des négociations sur les points dits centraux,
c'est-à-dire les frontières du futur Etat palestinien, le sort de Jérusalem et
la question des réfugiés palestiniens.
Le Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu, s'était montré
très critique après la décision de son prédécesseur Ehud Olmert de relancer les
discussions sur les sujets centraux lors d'une conférence de paix à Annapolis,
dans le Maryland, en novembre 2007.
Les discussions se sont enlisées l'an dernier puis ont été
rompues après la guerre lancée par Israël dans la bande de Gaza fin
décembre.
( Lundi, 11 mai 2009 - Avec les agences de presse
)
***
Tunisie : pèlerinage juif de la Ghriba sous haute surveillance
Sous un dispositif sécuritaire exceptionnellement renforcé, plusieurs milliers de fidèles juifs ont effectué lundi le pèlerinage annuel de la Ghriba, la plus ancienne synagogue d’Afrique construite sur l’île de Djerba du sud tunisien, il y a plus de 2.500 ans, selon la tradition.
De l’aéroport, aux hôtels et jusqu’aux lieux des rites, des centaines de policiers en tenue et en civil étaient mobilisés, filtrant les passages tout au long de l’itinéraire, tandis qu’un hélicoptère de l’armée opérait épisodiquement des rondes dans le ciel de l’île des lotophages.
Le président du comité de la Ghriba, Perez Trabelsi, avançait le chiffre de quelque 6.000 pèlerins venus de plusieurs pays européens et du Maroc, en particulier de France, dont plus d’un millier de juifs établis en Tunisie. Il a estimé à environ 700 pèlerins ceux qui ont fait le déplacement d’Israël en transitant par des aéroports européens et turcs.
Dans l’esprit de ce septuagénaire qui préside aux rites de la Ghriba depuis de longues années, "le souvenir douloureux de l’attentat perpétré dans cette synagogue en 2002, est oublié. Il fait désormais partie du passé". Revendiqué par Al-Qaïda, cet attentat avait causé la mort de 21 personnes dont 14 touristes allemands, deux Français et cinq Tunisiens.
Selon son fils René Trabelsi, voyagiste qui organise des vols charters vers Djerba à partir de la France, l’affluence a avoisiné celle de l’an dernier malgré la crise économique et les événements de la Bande de Gaza dont l’impact "s’est petit à petit estompé".
Moment fort du pèlerinage, la procession de la Menara, une relique de la Torah, s’est déroulée par un temps ensoleillé dans une ambiance gaie et haute en couleurs. Une note triste cependant : l’absence du chanteur Yacoub Bchiri décédé il y a trois mois, après avoir animé de sa voix mélodieuse ce rituel pendant des dizaines d’années.
Lors d’une cérémonie à la synagogue à laquelle assistaient le grand rabbin de Tunisie et une foule dense de fidèles, le ministre tunisien du Tourisme Khélil Laâjimi, a plaidé pour "le triomphe de l’esprit et de l’amour sur les instincts destructeurs". Il a souhaité la bienvenue aux fidèles, assurant qu’ils continueront d’occuper "une place privilégiée" en Tunisie, un pays qui se veut "ouvert et tolérant".
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat
d’Israël
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