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Les Palestiniens comptent sur le pape pour se faire entendre

dimanche 10 mai 2009, par La Rédaction

Grâce à la visite de Benoît XVI en Cisjordanie, le pouvoir palestinien espère faire avancer sa cause face à Israël, mais l'Etat hébreu et le Vatican insistent sur le caractère religieux et non politique de la visite du pape en Terre sainte.
"Nous ne sommes pas un pouvoir politique mais spirituel qui peut contribuer" aux efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens, a prévenu le souverain pontife, qui aborde en "pèlerin de la paix" cette tournée d'une semaine, qu'il a commencée en Jordanie vendredi et poursuivra à Jérusalem lundi.
L'arrivée du pape a pourtant déjà pris une inévitable tournure politique. Rafik Husseini, un conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a souhaité lors d'une conférence de presse mercredi que le chef de l'Eglise catholique romaine "vienne voir la souffrance du peuple palestinien et pas seulement les pierres et églises historiques de Palestine".
Il a ajouté que les responsables palestiniens présenteraient une liste de doléances qui mentionnerait notamment les restrictions israéliennes d'accès aux lieux de culte musulmans et chrétiens à Jérusalem.
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a réagi en accusant les Palestiniens d'exploiter la venue du pape pour leur "propagande". "La cause de la paix sera mieux servie si cette visite est prise pour ce qu'elle est: un pèlerinage, une visite pour la cause de la paix et de l'unité", a-t-il affirmé.
Les autorités israéliennes ont par ailleurs obtenu des Palestiniens qu'ils renoncent à leur projet initial d'accueillir le pape à une tribune construite pour l'occasion près de la "barrière de sécurité" israélienne dans le camp de réfugiés d'Aïda, près de Bethléem (Cisjordanie). Finalement, le souverain pontife sera reçu dans une école des Nations unies, selon le député palestinien Issa Karakeh, qui a fait état d'"une énorme pression israélienne".
Les Palestiniens avaient choisi la barrière pour mettre en lumière l'occupation militaire israélienne. Ils accusent l'Etat hébreu d'avoir construit cette "barrière" -un mélange de clôtures et de pans de béton- non pour protéger leur territoire des attaques, mais pour s'approprier des secteurs de Cisjordanie que l'Autorité considère comme faisant partie du futur Etat palestinien indépendant.
Le gouvernement israélien avait ordonné l'arrêt de la construction de l'estrade pour le pape en faisant valoir l'absence de permis de construire et le risque que cela aurait représenté pour la sécurité, si près du Mur.
La question des permis de construire est très sensible car les Palestiniens accusent les autorités israéliennes de multiplier les tracasseries administratives pour les empêcher de construire, et pour démolir leurs bâtiments dans les quartiers arabes de la Vieille Ville de Jérusalem. C'est pour attirer l'attention sur ce dossier qu'Hatem Abdel Kader, conseiller du Premier ministre palestinien Salam Fayyad pour Jérusalem, vient de rendre publique la menace israélienne de démolir une église catholique arménienne agrandie sans permis dans la Vieille ville.
Les autorités israéliennes affirment qu'elles ne font qu'appliquer la loi mais les Palestiniens rétorquent qu'il leur est quasiment impossible d'obtenir un permis de construire et que l'Etat hébreu veut renforcer son contrôle sur Jérusalem-Est, qu'eux veulent pour capitale de leur futur Etat. "Il ne s'agit pas que de maisons, il s'agit aussi de mosquées et d'églises", souligne Abdel Kader, "ce n'est plus seulement une question politique mais aussi une question religieuse".
Mais dans le cas de l'église catholique arménienne, l'ordre de démolition date d'il y a deux ans, et la municipalité de Jérusalem comme les responsables de l'église reprochent au conseiller de M. Abbas d'évoquer un différend qu'ils tentent de régler à l'amiable. Des deux côtés, on laisse entendre que l'église devrait obtenir un permis rétroactif et conserver ses deux étages destinés à héberger moines et employés. "Ils ont jusqu'à novembre" pour trouver une solution, selon le porte-parole de la mairie, Stephan Miller.
Lors de son voyage au Proche-Orient, Benoît XVI aura fort à faire pour promouvoir, comme c'est son intention, de meilleures relations entre Israël et les Palestiniens d'une part, et entre Rome et les musulmans et juifs d'autre part. Son porte-parole local Wadi Abou Nassar a exhorté "toutes les parties à collaborer pour faire autant que possible de cette visite un succès, et sans en abuser".
 
Plus de 65 morts en trois jours de combats à Mogadiscio
Trois jours d'affrontements entre groupes islamiques rivaux ont fait plus de 65 morts et 190 blessés à Mogadiscio, la capitale somalienne, a-t-on appris dimanche de sources hospitalières.
Dimanche après-midi, un tir de mortier a tué une quinzaine de fidèles rassemblés pour la prière dans une mosquée de la ville, ont rapporté des témoins.
Le cheikh Mohamed Ibrahim Bilal, l'un des dirigeants du groupe islamiste Chabaab (Jeunesse), a affirmé que ses hommes avaient tué de nombreux soldats gouvernementaux et leurs alliés dans le nord de la ville.
"Les rues sont jonchées de cadavres", a-t-il dit. "Nous contrôlons le nord de Mogadiscio, nous avons pris cinq positions clés, notamment le stade de football."
Les combattants d'Al Chabaab et les miliciens fidèles au gouvernement du président, le cheikh Charif Ahmed, un islamiste modéré, s'affrontent à l'arme lourde depuis jeudi dans la capitale.
Un "ancien" a rapporté que des étrangers participaient aux combats. "Il y a partout des Arabes barbus", a précisé Osman Ali.
En avril, le Parlement somalien a adopté un projet de loi sur l'application de la "charia" (loi coranique) dans ce pays de la Corne de l'Afrique en proie à l'anarchie depuis près de 20 ans, mesure visant à couper l'herbe sous les pieds des rebelles d'Al Chabaab.
Le président Charif Ahmed, élu en janvier au terme d'un processus de réconciliation engagé sous l'égide de l'Onu, cherche à rétablir la stabilité du pays mais ses efforts de conciliation avec les hommes d'Al Chabaab sont restés vains.
 
Un plan israélien pour Jérusalem nécessiterait l'expulsion des Palestiniens autour de la Ville Ville, selon une ONG
Le gouvernement israélien planche sur un projet d'aménagement urbain qui encerclerait la Vieille Ville de Jérusalem de parcs et de sites touristiques, rapporte l'ONG israélienne Ir Amim, selon laquelle ce plan nécessiterait l'expulsion des habitants palestiniens de cette zone.
D'après Ir Amim (Cité des Nations, en hébreu), une ONG qui milite pour une Jérusalem "équitable et juste", ce projet est encore secret et n'a pas été communiqué ni à l'autorité qui gère les sites saints musulmans à Jérusalem, ni aux habitants palestiniens ni au public israélien.
Le porte-parole du gouvernement israélien n'a pas commenté cette information dans l'immédiat.
Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien. Jérusalem-Est, qui comprend la Vieille Ville, a été conquise par l'Etat hébreu en 1967, lors de la Guerre des Six Jours.
Actuellement, plus de 700.000 personnes vivent à Jérusalem, dont 225.000 Palestiniens (une majorité est musulmane et une minorité chrétienne). Dans la Vieille Ville, sur les quelque 35.000 habitants recensés intra-muros, environ 4.000 sont juifs.
Israël a fait de Jérusalem sa capitale. Les Palestiniens revendiquent la partie est de Jérusalem (Al Qods) comme capitale de leur futur Etat.
 
Visite surprise de Nancy Pelosi en Irak
La présidente de la Chambre des Représentants Nancy Pelosi se trouvait dimanche en Irak pour une visite surprise d'une journée au cours de laquelle elle devait s'entretenir avec le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki des relations entre Washington et Bagdad, a annoncé le porte-parole du gouvernement irakien Ali Al-Dabbagh.
L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a confirmé cette visite, indiquant que Nancy Pelosi devait aussi rencontré des soldats et des responsables américains.
L'actuelle présidente de la chambre basse du Parlement américain est l'un des responsables démocrates les plus critiques vis-à-vis de la guerre américaine en Irak. Sa dernière visite dans le pays remonte à mai 2008, où elle avait déjà rencontré Nouri Al-Maliki.
 
( Dimanche, 10 mai 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 
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