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Huit insurgés libyens tués lors des combats de Misrata

samedi 9 avril 2011, par La Rédaction

Huit insurgés libyens ont été tués samedi en repoussant une attaque gouvernementale contre Misrata, la troisième ville du pays à environ 200 km à l’est de la capitale Tripoli.
L’Otan a mené plusieurs raids pour venir en aide aux rebelles assiégés par les soldats de Mouammar Kadhafi.
Un responsable de l’Otan a annoncé dans la soirée que, vendredi et samedi matin, 15 chars des forces gouvernementales avaient été détruits dans ces attaques près de Misrata et deux autres au sud de Brega, sur le front oriental. C’est apparemment le bilan le plus lourd subi par les soldats de Kadhafi depuis que l’Otan a pris effectivement le contrôle des opérations en Libye le 31 mars.
A Misrata, les combats entre insurgés et gouvernementaux se sont concentrés sur la route de Nakl al Thekil qui conduit au port, où un navire de la Croix-Rouge transportant du matériel médical a pu accoster dans la matinée.
Un combattant rebelle, Moustafa Abdoulrahman, s’est réjoui de l’intensification des bombardements aériens alliés contre les forces gouvernementales faisant le siège de la ville côtière.
"Je dois dire que les forces de l’Otan ont changé depuis hier, nous sentons un changement positif. Ils ont bombardé au moins quatre sites de Misrata tenus par les forces de Kadhafi", a-t-il dit à Reuters par téléphone.
Une position pro-Kadhafi a été touchée sur la rue de Tripoli, une grande artère du centre-ville que les forces adverses se disputent depuis des jours, a-t-il précisé.
Des missiles de l’Otan ont également frappé deux sites sur la route côtière et un autre près de l’entrée occidentale de la ville.
Un responsable libyen a rapporté que l’Otan avait aussi mené une attaque aérienne au sud de la ville, sans pouvoir préciser quel était l’objectif visé. Une colonne de fumée noire s’élevait au-dessus du secteur touché.
Un correspondant de Reuters qui a pu se rendre près de Misrata dans le cadre d’un déplacement organisé par le gouvernement de Tripoli a décrit les rues désertes des faubourgs sud de la ville, dont de nombreux bâtiments portent les stigmates des bombardements.

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Les combats font rage sur le front est en Libye

Des combats ont éclaté samedi sur le front Est de la Libye alors qu’un navire de la Croix-Rouge accostait à Misrata, seule grande ville de Tripolitaine tenue par les insurgés et assiégée par les forces régulières de Mouammar Kadhafi.
Pour la première fois depuis cinq jours, le dirigeant libyen est apparu à la télévision d’Etat en train de visiter une école de Tripoli, la capitale. Arborant son traditionnel burnous marron et des lunettes de soleil, le Guide de la révolution a levé le poing lorsque les élèves ont scandé "Allah, Mouammar et Libye seulement !"
Sur le terrain, les forces gouvernementales ont bombardé la périphérie de la ville d’Ajdabiah, dans l’est du pays, contrôlée par les rebelles et considérée comme le dernier verrou sur la route menant à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et fief des insurgés.
Selon un journaliste de Reuters, des tirs d’artillerie et de mitrailleuse ont retenti pendant une trentaine de minutes, en provenance de la périphérie ouest de la ville.
Les forces loyales au dirigeant libyen ont pénétré dans la ville, affirme pour sa part la chaîne de télévision Al Djazira.
Le seul front actif de la guerre, qui englobe les villes de Brega et d’Ajdabiah le long du golfe de Syrte, est statique depuis une semaine. Des responsables de l’Otan ont reconnu que leur appui aérien avait des limites et ne permettrait pas de renverser Mouammar Kadhafi par la seule force.
Les rebelles ont annoncé leur intention de s’emparer de Brega samedi.
"Si Dieu le veut, nous prendrons Brega aujourd’hui. Nous avons déjà des hommes là bas et nous allons tenter d’y entrer aujourd’hui", a déclaré le chef rebelle Hakim Mouazzib dans une station-service sur la route reliant les deux villes. Dix pick-up chargés de lance-roquettes et de mitrailleuses attendaient sur place.
Un navire d’aide humanitaire, affrété par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et transportant du matériel médical et des médicaments pouvant soigner 300 patients blessés par balle, a accosté samedi au port de Misrata.
"Nous envoyons ce bateau en soutien au principal hôpital de Misrata", a indiqué Jean-Michel Monod, qui dirige l’équipe du CICR actuellement à Tripoli.
Vendredi, les rebelles ont dit avoir repoussé un assaut de l’armée régulière à Misrata où des combats de rue ont fait cinq morts et ont obligé des habitants à fuir le secteur.
Une équipe du CICR est par ailleurs en route vers Zaouïah, à l’ouest de Tripoli. La Croix-Rouge négociait depuis plus d’une semaine avec les autorités libyennes pour obtenir un droit d’accès à des zones de l’Ouest libyen sous leur contrôle.
L’aviation de la coalition a bombardé aux premières heures de vendredi des dépôts d’armes des forces de Kadhafi, près de Zentane, dans l’ouest de la Libye, selon un habitant.
Un pétrolier transportant 80.000 tonnes de pétrole, qui avait quitté le port de Tobrouk, contrôlé par la rebellion dans l’Est du pays, a franchi le Canal de Suez samedi. Il s’agit de la première cargaison de brut sortie de la partie de la Libye contrôlée par les insurgés. La Chine pourrait en être l’acquéreur final.
Cette première transaction devrait aider le Conseil national de transition (CNT, instance regroupant les insurgés libyens et qui siège à Benghazi) à payer les salaires des fonctionnaires et à asseoir sa crédibilité.

(Samedi, 09 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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