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Des milliers de manifestants à Manama, démission du bloc chiite au Parlement

dimanche 27 février 2011, par La Rédaction

Des milliers de Bahreïnis ont défilé dimanche à Manama réclamant la chute du régime de la dynastie sunnite des Al-Khalifa, alors que le groupe chiite au Parlement a confirmé sa démission, au lendemain de l’annonce d’un remaniement ministériel que l’opposition a jugé insuffisante.
Partis de la place de la Perle, devenue épicentre de la contestation lancée le 14 février, les manifestants ont marché sur un des principaux axes de la capitale.
"Le peuple veut la chute du régime", pouvait-on lire sur une grande bannière brandie par les manifestants, qui scandaient le même slogan.
Arborant un grand drapeau, la foule s’est dirigée vers le quartier diplomatique, défilant devant les ambassades de Koweït et d’Arabie saoudite et devant la Banque centrale.
Devant le ministère de la Justice, la foule a crié "à bas Hamad !", le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa.
Les manifestants ont poursuivi leur marche, passant devant le bureau du procureur et le siège du ministère des Affaires étrangères, avant de retourner place de la Perle.
Plusieurs milliers de manifestants avaient marché de cette place vers le ministère des Affaires étrangères samedi. Et la veille déjà, plusieurs dizaines de milliers de contestataires avaient défilé vers elle et s’y étaient rassemblés.
Entre-temps, les 18 députés du parti Wefaq ont annoncé leur démission après les violences qui ont marqué les premiers jours des manifestations populaires à Manama, exigeant la fin du régime monarchique des Al-Khalifa.
Dans un communiqué, ils indiquent dimanche qu’ils ont confirmé, par une lettre aux instances du Parlement, leur décision prise après la mort de sept manifestants tués par la police.
La police avait été par la suite retirée des rues de Manama, mais les manifestations se sont poursuivies et les protestataires ont dressé un camp de toile sur la place de la Perle, dans le centre de Manama.
"Nous ne faisons plus partie de cette Assemblée, qui n’a pas protesté face à ces massacres", indiquent les parlementaires dans leur lettre de démission.
Cette décision doit encore être approuvée par les autres membres du Parlement de 40 sièges. Si cette démission est acceptée, des élections partielles doivent être organisées dans les deux mois. Si le Parlement ne les accepte pas, il continuera d’opérer avec seulement 22 députés.
Dans leur lettre, les parlementaires n’ont pas mentionné le remaniement annoncé samedi, mais des membres de l’opposition l’avaient déjà dénoncé et avaient assuré que cette initiative du gouvernement allait renforcer leur détermination.
L’opposition dominée par les chiites, majoritaire à Bahreïn, demande l’instauration d’une véritable monarchie constitutionnelle en remplacement de la domination du pouvoir par la lignée des Al-Khalifa, qui règne depuis plus de 200 ans.
Le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a nommé son fils le prince Salman pour conduire un dialogue nationale avec l’opposition mais ce dialogue n’a pas débuté et l’opposition demande la démission du gouvernement pour l’entamer.

(Dimanche, 27 février 2011 - Avec les agences de presse)

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