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Le gouvernement de Bahreïn prêt à un dialogue sans restrictions

jeudi 24 février 2011, par La Rédaction

Le gouvernement de Bahreïn, contesté dans la rue, souhaite instaurer un dialogue national au cours duquel tous les sujets pourront être abordés, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères du royaume.
Le cheikh Khaled ben Ahmed al Khalifa a déclaré lors d’une interview à Reuters que ce dialogue inclurait "des personnalités de tous milieux", y compris le chef en exil d’un mouvement chiite radical.
Ce dernier, Hassan Mouchaïmaa, a été gracié par le roi et peut revenir dans son pays, a-t-il dit.
"Ce qui se passe actuellement à Bahreïn est une nouvelle transformation, un nouveau départ pour nos réformes engagées il y a dix ans", a dit le cheikh Khaled à Reuters.
Prié de dire si le royaume pouvait envisager un changement de gouvernement pour répondre à une exigence des manifestants, il a répondu : "Tout peut être mis sur la table."
Des manifestants issus pour l’essentiel de la majorité chiite du pays, qui se plaint de discrimination, exigent depuis plus d’une semaine l’instauration d’une monarchie parlementaire dans le royaume, dirigée par une famille sunnite régnant depuis plus de deux siècles.
La répression de ce soulèvement a fait sept morts.
Le chef Khaled a dit s’attendre à l’ouverture d’un dialogue formel entre le gouvernement et l’opposition dans un délai de quelques jours.
Le prince héritier, le cheikh Salman ben Hamad al Khalifa, a lui aussi proposé un dialogue politique. Il n’a cependant pas persuadé l’opposition de la sincérité de la famille régnante, dont l’un des membres, oncle du roi, est à la tête du gouvernement depuis 1971.
"Des discussions avec des représentants de la société bahreïnie et le prince héritier se poursuivent et des progrès positifs ont été enregistrés vers l’ouverture d’un dialogue national", écrit le gouvernement dans un communiqué.
Le Wefak, bloc d’opposition chiite, a assuré en revanche qu’il n’y avait "aucun progrès".
Ibrahim Mattar, ancien député du Wefak, a souligné que sa formation exigeait un engagement clair quant à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle avant de participer à des discussions avec le pouvoir.

(Jeudi, 24 février 2011 - Avec les agences de presse)

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