Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Bahreïn > Retour attendu à Bahreïn de Hassan Mouchaïmaa en exil

Retour attendu à Bahreïn de Hassan Mouchaïmaa en exil

mardi 22 février 2011, par La Rédaction

Une personnalité de l’opposition était sur le point de rentrer mardi à Bahreïn, qui connaît depuis une semaine des manifestations sans précédent organisées par la majorité chiite contre la monarchie sunnite.
Hassan Mouchaïmaa, chef du mouvement d’opposition Hak, avait déclaré lundi sur sa page Facebook qu’il voulait voir si les dirigeants du royaume avaient sérieusement l’intention d’engager un dialogue ou s’il serait arrêté à son arrivée. Son retour était prévu mardi dans la soirée.
Mouchaïmaa, qui vit en exil à Londres, est l’une des 25 personnes en procès dans son pays depuis l’année dernière pour complot présumé, mais le roi Hamad bin Issa a laissé entendre lundi que le procès pourrait être mis entre parenthèses, permettant à Mouchaïmaa de revenir sans être inquiété.
Les médias officiels du royaume ont annoncé que le souverain avait ordonné la libération de certains prisonniers et la suspension de certaines poursuites judiciaires.
On ignore si cela suffira à convaincre les organisations de l’opposition d’accepter un dialogue que le roi Hamad a chargé son fils, le prince héritier, de conduire.
Les partis d’opposition Wefak et Waad ont appelé à manifester ensemble mardi, ce qui marque le premier effort pour structurer le mouvement de contestation depuis qu’il a vu le jour voici une semaine.
Lundi soir, plus de 10.000 partisans du roi ont manifesté à Manama, agitant des drapeaux nationaux et scandant des slogans favorables au monarque.
"Il n’y a pas de problèmes à Bahreïn. Vous voyez des problèmes, vous ?", interrogeait l’un des partisans du roi.
Inspirées par les révolutions tunisienne et égyptienne, les manifestations d’opposition dans la capitale Manama, notamment sur la place de la Perle, ont été pacifiques jusqu’à ce que la police tente de les disperser. Sept personnes ont alors été tuées et des centaines d’autres blessées.
Les manifestants bahreïnis réclament l’instauration d’une véritable monarchie constitutionnelle. La dynastie sunnite des Khalifa dirige le pays depuis 200 ans, et la famille régnante domine aussi le gouvernement, dirigé par un oncle du roi, lequel est Premier ministre depuis l’indépendance en 1971. Le souverain a mis en oeuvre en 1999 une nouvelle constitution permettant l’élection d’un parlement doté de pouvoirs limités.
L’opposition réclame en outre la libération des prisonniers politiques.
Dans un discours devant le parlement koweitien, le Premier ministre britannique, David Cameron, a salué mardi les mouvements de contestation du monde arabe.
"L’histoire est en marche dans votre région. Elle ne découle ni de la force ni de la violence, mais de foules qui revendiquent leurs droits, et qui, dans la grande majorité des cas, le font très pacifiquement et courageusement", a-t-il dit.

(Mardi, 22 février 2011 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2