Al-Oufok

- الأفق -

 

"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 

Assawra

Liste de diffusion

associée à Al-Oufok

Inscription

Hamas-Fatah : les pourparlers de partage du pouvoir dans une impasse

samedi 14 mars 2009, par La Rédaction

Le Hamas a annoncé que les pourparlers de partage du pouvoir avec le Fatah étaient au point mort, en raison de désaccords sur le programme politique d'un gouvernement d'union.
Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a affirmé samedi que son mouvement n'avait pas changé de position sur son refus de reconnaître Israël. La communauté internationale a pourtant annoncé qu'elle ne travaillera pas avec un gouvernement Hamas-Fatah sans une telle concession.
Des centaines de millions de dollars d'aide étrangère promise pour la reconstruction de Gaza, après l'offensive militaire israélienne, sont en jeu. L'argent ne sera donné qu'à un gouvernement accepté par la communauté internationale.
Le Hamas et le Fatah sont engagés depuis une semaine dans des pourparlers au Caire. L'Egypte souhaitait qu'un accord soit conclu d'ici ce samedi entre ces deux mouvements sur un gouvernement de partage du pouvoir dans les Territoires palestiniens.
Parallèlement, le Hamas a déploré l'arrestation de 74 de ses militants en Cisjordanie par le Fatah, même si 90 autres activistes du Mouvement de la résistance islamique ont été libérés.
 
Zen à Gaza: méditation et relaxation pour guérir le traumatisme de la guerre
 
C'est un spectacle étonnant dans la très conservatrice Bande de Gaza, où se laisser aller en public, et surtout en présence de personnes du sexe opposé, est culturellement impensable: des hommes en costume et des femmes voilées en train de battre des "ailes" et de respirer de concert, lors d'un stage de formation aux techniques de relaxation. Objectif: mieux gérer le traumatisme de la guerre.
C'est pourtant sans hésiter que ce groupe de travailleurs sociaux a brisé les tabous et fait voler les conventions en éclats, débordés après trois semaines de guerre qui ont plongé les habitants de l'étroit territoire côtier dans une détresse psychologique profonde.
"Nous enseignons de très simples outils de soin de soi", explique le psychiatre américain James Gordon, fondateur du Center for Mind-Body Medicine. Spécialiste du stress post-traumatique et des conflits, il enseigne le même programme en parallèle en Israël. Il a organisé des ateliers de ce type au Kosovo pendant la guerre, pour les adolescents SDF aux Etats-Unis, les pompiers du World Trade Center après le 11-Septembre...
Depuis 2005, le docteur Gordon a formé 90 professionnels de la santé gazaouis, qui depuis ont offert à des milliers de personnes un accès aux techniques de relaxation, de visualisation et de méditation assistée, et fondé des groupes de soutien où les participants peuvent exprimer leurs sentiments par la parole, le dessin ou la danse.
"Ma maison est devenue un véritable refuge après la guerre", raconte Naima Rawagh, qui travaille avec des femmes maltraitées. Dans la foulée des trois semaines de la sanglante offensive israélienne, elle a été inondée d'appels au secours, et tente désormais, avec ses collègues, de trouver des moyens d'apaiser des Gazaouis traumatisés sans heurter leur traditionnalisme.
Elle explique mettre des cassettes de chants d'oiseaux si quelqu'un trouve que se mouvoir en musique est "haram", interdit par l'islam. Son collègue Ibrahim Younis utilise les versets du Coran pour illustrer des fondamentaux, comme la nécessité de faire de l'exercice ou de s'alimenter correctement.
Mais si certains renâclent, la plupart des Gazaouis veulent avoir le sentiment de reprendre un peu de contrôle sur leur vie, vivant depuis 21 mois l'enfermement derrière leurs frontières, depuis que le Hamas a pris le pouvoir par la force dans le territoire. Un blocus et son cortège de pénuries venu culminer avec les trois semaines de guerre et de bombardement qui se sont achevées à la mi-janvier.
"Nous sommes venus parce que la demande a augmenté de façon exponentielle depuis le début du blocus", explique le docteur Gordon. Cette semaine, l'atelier de formation a rassemblé 140 personnes, travailleurs sociaux, personnels de santé, psychologues ou enseignants. Dans quelques mois, une nouvelle session aura lieu, au cours de laquelle on leur enseignera le yoga et d'autres techniques.
Pour l'instant, ils apprennent la respiration profonde et la méditation accompagnée, les hommes d'un côté de la pièce, les femmes de l'autre. Puis Jamil Abdel Atti, le responsable de la formation à Gaza, leur demande de se mettre debout, les yeux toujours fermés, et de battre vigoureusement des "ailes". L'exercice déclenche fous rires, réticences et abandons, mais la majorité du groupe fait de son mieux...
A la fin de la journée, Fatima Suboh, 48 ans, professeur d'université, est ravie: "je me sens pleine d'énergie, j'ai l'impression que mon sang circule". Mais reconnaît qu'elle était très gênée au début et a eu bien du mal à se laisser aller.
L'atelier a aussi eu pour objectif de libérer la parole sur la guerre. Un groupe, dirigé par une jeune femme, est assis en cercle sur le tapis. Chacun à tour de rôle raconte comment il s'est senti, ce qu'il a vécu. Là, un autre tabou culturel se brise, celui qui interdit de se confier à des inconnus et oblige à rester à la surface de la politesse.
Pour Younis et Rawagh, c'est un moyen efficace de surmonter rapidement les traumatismes. Après la guerre, Younis a fait la tournée des victimes, et a organisé des groupes de soutien par catégorie, comme par exemple les veuves récentes.
Entre les cours, Gordon offre également des traitements d'acupuncture, pour qui le souhaite. Et c'est encore une autre scène étonnante à Gaza, que de voir une femme entièrement voilée de noir dont on ne voit pas le visage, s'approcher de lui et lui demander une séance...
 
( Samedi, 14 mars 2009 - Avec les agences de presse )
 
 
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 
***
 
Participez à la liste de Diffusion
" Assawra "
S’inscrire en envoyant un message à :

 

Copyright © 2009 Al-Oufok – Tous droits réservés.