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Medvedev réaffirme la reconnaissance soviétique de la Palestine

mardi 18 janvier 2011, par La Rédaction

Le président russe Dmitri Medvedev a réaffirmé mardi que la Russie avait reconnu un Etat palestinien indépendant en 1988 et que Moscou n’avait pas changé de position en dépit de l’éclatement de l’Union soviétique.
Mais Medvedev, qui effectuait sa première visite en Cisjordanie occupée en tant que chef d’Etat, n’a pas explicitement annoncé que la Fédération de Russie reconnaissait l’indépendance palestinienne.
"Nous nous souvenons que la Russie a été l’un des premiers Etats au monde à reconnaître l’Etat de Palestine en 1988", a dit son hôte, Mahmoud Abbas, lors d’une conférence de presse à Jéricho.
"La Russie a choisi il y a longtemps maintenant (...) Nous soutenions et nous soutiendrons le droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", lui a répondu Medvedev.
L’Union soviétique a reconnu un Etat palestinien en 1988, peu de temps après la déclaration d’indépendance de Yasser Arafat, accueillie très favorablement par le bloc communiste et les pays du Tiers-Monde mais qui n’a eu que peu d’impact sur les réalités politiques et diplomatiques.
Mais ces deux derniers mois, plusieurs pays latino-américains, dont le Brésil et l’Argentine, ont officiellement reconnu l’indépendance de l’Etat palestinien.

Medvedev se rend en voiture en Cisjordanie pour rencontrer Abbas

Fait sans précédent pour un haut dirigeant de Moscou, le président russe Dmitri Medvedev s’est rendu mardi par la route de Jordanie en Cisjordanie pour y rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas.
Aussitôt après avoir atterri à l’aéroport d’Amman, le chef de l’Etat russe est monté dans un convoi qui a emprunté le pont Allenby, entre la Jordanie et le territoire palestinien occupé par Israël, fermé pour l’occasion à tout autre trafic.
Cet itinéraire peu orthodoxe pour se rendre auprès d’Abbas a été dicté par le mouvement de grève de fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères et a contraint Medvedev à annuler l’étape israélienne de son voyage dans la région.
Israël a présenté ses excuses pour le bouleversement du calendrier de Medvedev, qui a exprimé pour sa part de la compréhension et déclaré que cet incident n’aurait aucun impact sur les relations bilatérales.
Enjambant le Jourdain, le pont Allenby, du nom de l’ancien haut commissaire britannique en Egypte, qui, en tant que général, avait repris en 1917 Gaza et Jérusalem aux Ottomans, est contrôlé par les services de sécurité et d’immigration d’Israël.
Les membres de la sécurité palestinienne quadrillaient étroitement les rues de Jéricho, noires de curieux venus voir passer le convoi du président russe dans la ville biblique habitée depuis plus de 10.000 ans.
La Russie est, avec les Etats-Unis, les Nations unies et l’Union européenne, membre du "quartet" des médiateurs internationaux au Proche-Orient, dont les efforts pour relancer le dialogue israélo-palestinien sont actuellement dans l’impasse.
"Il est crucial que nous continuions notre travail au sein du quartet pour le Proche-Orient afin de relancer les pourparlers" (entre les deux parties), a fait valoir un responsable du Kremlin avant la rencontre Medvedev-Abbas.
Abbas refuse de reprendre le dialogue, direct ou indirect avec Israël, tant que l’Etat juif ne proclamera pas un gel de ses activités de colonisation en Cisjordanie et dans la partie arabe de Jérusalem, dont les Palestiniens veulent faire leur future capitale.
Saëb Erekat, vétéran des négociations de paix avec Israël, a présenté la visite de Medvedev comme "un signe de soutien" à Abbas de la part de la Russie, qui soutient aux Nations unies un projet de résolution palestinien condamnant la colonisation juive, texte dont les Etats-Unis refusent qu’il soit soumis au Conseil de sécurité.
Abbas cherche également à faire entériner par l’Assemblée générale des Nations unies, lors de sa prochaine session, en septembre, l’existence d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre israélo-arabe de 1967, déjà reconnue par 108 Etats membres.
Le dernier président russe à s’être rendu au Proche-Orient, est l’actuel Premier ministre Vladimir Poutine, en 2005. Après son crochet à Jéricho, Medvedev devait être reçu dans la journée par le roi Abdallah II de Jordanie.

Un Palestinien tué lors d’une incursion israélienne dans la bande de Gaza

Un Palestinien de 17 ans a été tué mardi 18 janvier et trois autres jeunes Palestiniens blessés par des tirs israéliens dans le nord de la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, où une incursion israélienne est en cours, selon des sources médicales à Gaza.
’Amjad al-Zaanein, 17 ans, est mort après avoir été touché par des tirs de chars israéliens près de Jabaliya’, a précisé le porte-parole des services de santé dans le territoire palestinien, Adham Abou Selmiya. Deux autres jeunes Palestiniens ont été hospitalisés après avoir été atteints par des éclats, a-t-il ajouté.
Sept chars israéliens ont pénétré mardi matin dans le secteur de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, selon des responsables des services de sécurité du Hamas et des témoins palestiniens. L’armée israélienne n’a ni confirmé ni démenti cette incursion.

(Mardi, 18 janvier 2011 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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