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Extension des colonies à Jérusalem : la communauté internationale préoccupée

mardi 9 novembre 2010, par La Rédaction

Le président américain Barack Obama, la Russie, la France et l’UE se sont dits préoccupés mardi par la décision d’Israël d’autoriser 1.300 logements juifs dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem car elle complique encore la reprise des négociations avec les Palestiniens.
"Ce genre d’activité n’aide jamais quand il s’agit de négociations de paix", a déclaré Barack Obama, lors d’une conférence de presse à Jakarta.
"Je suis préoccupé par le fait que nous ne voyons pas les parties faire l’effort (...) qui permettrait une avancée" dans les négociations, en vue de "créer les conditions pour qu’Israël vive côte à côte en paix avec une Palestine souveraine", a-t-il ajouté.
Lundi, le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley, avait déjà indiqué que les Etats-Unis, où se trouve actuellement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, étaient "profondément déçus" par cette annonce.
Israël a approuvé lundi la construction de 1.300 logements dans le secteur à majorité arabe de Jérusalem, dont un millier dans le quartier de colonisation juive de Har Homa, près de la ville palestinienne de Bethléem.
La chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, et la France ont demandé mardi à Israël de revenir sur sa décision.
"Ce plan (de construction) est en contradiction avec les efforts déployés par la communauté internationale pour reprendre les négociations directes et la décision devrait être infirmée", a dit Mme Ashton dans un communiqué.
"Les colonies sont illégales en vertu du droit international, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre une solution à deux Etats impossible", a-t-elle ajouté.
Déplorant "vivement" ce feu vert, la France a également "demand(é) instamment aux autorités israéliennes de revenir" sur cette décision "contre-productive".
"Il ne faut pas laisser se refermer l’opportunité ouverte le 2 septembre à Washington par la reprise des négociations directes en vue de créer un Etat palestinien viable et contigu vivant en paix aux côtés d’Israël", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
La Russie a pour sa part indiqué accueillir la décision israélienne "avec la plus vive préoccupation" et jugé "nécessaire que la partie israélienne s’abstienne des travaux annoncés" afin de permettre "de poursuivre les négociations israélo-palestiniennes".
"Ce dialogue reste une solution sans alternative pour aboutir à un règlement politique juste et global au Proche-Orient", a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.
Au cours de sa rencontre lundi avec M. Netanyahu, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’était lui aussi "dit préoccupé par la reprise de constructions", jugeant "vital de sortir de l’impasse diplomatique".
Jugeant qu’Israël se considère comme "au-dessus des lois", le négociateur palestinien Saëb Erakat en a appelé mardi à la communauté internationale.
"Si, en construisant des colonies, Israël veut boycotter la création d’un Etat palestinien souverain, le monde doit lui répondre en reconnaissant l’Etat palestinien dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale", a-t-il affirmé.
Selon l’ONG anti-colonisation israélienne La Paix Maintenant, un projet de construction de 800 logements a également été relancé dans un nouveau quartier de la colonie d’Ariel, en Cisjordanie occupée, qui permettra "d’encercler la localité voisine palestinienne de Salfit".

(Mardi, 09 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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Ban Ki-moon critique les constructions d’Israël à Jérusalem-Est

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit "préoccupé" par l’annonce de la construction de 1.300 logements par Israël à Jérusalem-Est au cours de sa rencontre lundi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a indiqué un porte-parole.
"Le secrétaire général a souligné qu’il était vital de sortir de l’impasse diplomatique, reprendre les négociations et obtenir des résultats", a déclaré dans un communiqué un porte-parole de l’ONU après la tenue de discussions entre les deux dirigeants.
M. Ban "s’est dit préoccupé par la reprise de constructions et les annonces récentes de nouvelles constructions à Jérusalem-Est", est-il écrit.
Le secrétaire général a aussi "exprimé l’espoir que le gouvernement d’Israël prenne des mesures à l’avenir pour faciliter les mouvements de population et de marchandises à partir et à destination de Gaza", est-il ajouté.
MM. Ban et Netanyahu ont également discuté de la région, y compris l’Iran, les tensions dans le sud-Liban dominé par le Hezbollah et la présence d’Israël dans le village frontalier avec le Liban de Ghajar.
M. Netanyahu devait annoncer le retrait d’Israël de ce village lors de ces entretiens, avait déclaré un responsable israélien dimanche. Mais le communiqué de l’ONU ne fait pas mention d’une telle offre.
Le porte-parole du Premier ministre israélien a indiqué qu’aucun commentaire ne serait fait sur sa rencontre avec M. Ban.
Israël a franchi lundi une étape dans la colonisation à Jérusalem-Est en approuvant la construction de 1.300 logements juifs dans le secteur à majorité arabe de la Ville sainte.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a accusé M. Netanyahu d’être "déterminé à détruire les négociations" de paix, alors que le différend entre les deux parties sur la poursuite de la colonisation empêche la reprise des pourparlers relancés le 2 septembre sous l’égide des Etats-Unis.
Le responsable israélien effectue une courte tournée aux Etats-Unis et doit rencontrer la Secrétaire d’Etat Hillary Cliton jeudi.

(Mardi, 09 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

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Jérusalem : 1.300 nouveaux logements approuvés par Israël, condamnation palestinienne

Israël a approuvé la construction de plus de 1.300 nouveaux logements dans le secteur oriental de Jérusalem, à majorité palestinienne, a annoncé lundi l’ONG israélienne anti-colonisation La Paix Maintenant, une décision aussitôt condamnée par les Palestiniens.
La Paix Maintenant a qualifié de "grande provocation" le feu vert de la commission de planification du ministère de l’Intérieur, qui survient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est aux Etats-Unis.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat a immédiatement condamné "très fermement" la décision israélienne.
"Nous espérions que Netanyahu allait aux Etats-Unis pour arrêter la colonisation et reprendre les négociations mais il est clair pour nous que Netanyahu est déterminé à détruire les négociations. Il a fermé toutes les portes des négociations et nous le tenons pour responsable de leur destruction", a affirmé M. Erakat.
Selon une porte-parole de La Paix Maintenant, Hagit Ofran, "il y a trois nouveaux plans qui ont été publiés pour enquête publique".
La grande majorité des nouveaux logements (983) à construire est situé dans le quartier de colonisation juive de Har Homa, où résident plus de 7.000 habitants, a précisé la porte-parole.
"Il s’agit d’une nouvelle étape à Har Homa qui va vraiment étendre ce quartier. C’est une grande provocation", a-t-elle souligné.
Le 15 octobre, le ministère israélien de l’Habitat avait lancé des appels d’offres - un stade nettement plus avancé dans la procédure que le feu vert de la commission de planification - pour la construction de 238 logements pour la population juive dans deux autres quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, Ramot et Pisgat Zeev. Quelque 320 nouveaux logements doivent être bâtis dans le quartier de Ramot, selon La Paix Maintenant.
Il s’agissait des premiers appels d’offres depuis la fin, le 26 septembre, du moratoire de dix mois portant sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie. Ce gel temporaire et partiel n’avait cependant jamais concerné Jérusalem-Est.
Israël estime que les quartiers de colonisation juifs de Jérusalem-Est font partie intégrante de son territoire.
L’Etat hébreu revendique l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible" tandis que les Palestiniens veulent établir dans le secteur oriental la capitale de leur futur Etat.
La communauté internationale considère que la question de Jérusalem doit être traitée dans le cadre d’un règlement de paix final entre Israéliens et Palestiniens. Elle a appelé les deux parties à s’abstenir de tout geste "unilatéral".
Quelque 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, où environ 200.000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de nouveaux quartiers.
L’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas réclame un nouveau gel de la colonisation avant de reprendre les négociations de paix avec Israël.

(Lundi, 08 novembre 2010 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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