L'administration de Barack Obama
entend renforcer le programme, engagé sous George Bush, d'assistance à la
formation des forces de sécurité du président Mahmoud Abbas, dans la perspective
de l'avènement d'un Etat palestinien indépendant, a-t-on appris de source
autorisée à l'occasion de la visite au Proche-Orient d'Hillary Clinton.
Après une entretien avec Abbas
mercredi à Ramallah, Hillary Clinton a promis, sans autres détails, la
contribution de Washington aux besoins de sécurité de l'Autorité
autonome.
Quarante-huit heures plus tôt, à Charm el Cheikh, elle
avait annoncé une aide américaine globale de 600 millions de dollars pour
l'Autorité palestinienne.
Selon des sources américaines et occidentales souhaitant
rester anonymes, la nouvelle administration veut faire passer cette année de 75
millions à 130 millions de dollars son aide à la sécurité palestinienne,
notamment au programme de formation de ses membres en Jordanie.
Ce supplément d'aide devrait permettre d'accroître le
nombre de militaires palestiniens formés sous supervision américaine sur une
base proche d'Amman, et d'étoffer leur équipement non offensif, comme des
véhicules - les armes offensive leur étant fournies par des Etats
arabes.
Depuis janvier 2008, quelque 1.600 membres de la Force de
sécurité nationale d'Abbas ont subi une telle formation avant d'être déployés
avec succès dans les principales villes de Cisjordanie, comme Djénine et
Naplouse.
Le représentant spécial d'Obama pour le Proche-Orient, George Mitchell,
a demandé au général américain Keith Dayton, qui supervise depuis près de trois
ans ce programme de formation, de rester à son poste deux ans de plus, ce qu'il
a accepté, dit-on de source diplomatique.
Ce programme jouit au Congrès d'un soutien bipartisan qui
pourrait se fissurer si les pourparlers de réconciliation inter-palestiniens
actuellement en cours au Caire débouchaient sur un nouveau gouvernement d'unité
dont le Hamas ferait partie.
De son côté, après des réserves initiales qui l'ont amené
à entraver le déploiement et l'équipement des hommes d'Abbas formés en Jordanie,
Israël s'est laissé persuadé
progressivement de l'intérêt du programme, que le Hamas a dénoncé comme visant à
attiser les divisions inter-palestiniennes.
Le Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu ne s'est
pas prononcé à ce sujet mais un de ses proches, l'ancien ministre des Affaires
étrangères Silvan Shalom, s'en est dit satisfait la semaine dernière dans une
interview à Reuters.
Cependant, le chef du Likoud a toujours estimé que, si
Etat palestinien il devait y avoir, il ne devrait en aucun cas être doté d'une
armée.
Attaque au bulldozer à Jérusalem, le conducteur
palestinien tué
Un Palestinien a été tué par balles
jeudi après avoir lancé le bulldozer qu'il conduisait contre une voiture de
police et un autobus à Jérusalem, la police israélienne parlant d'une "attaque
terroriste".
Le bulldozer a d'abord heurté la
voiture de police, blessant légèrement deux policiers, avant d'entrer en
collision avec un autobus, selon la police et des sources
médicales.
Le conducteur a ensuite été abattu par un chauffeur de
taxi et un policier israéliens qui se trouvaient dans le secteur, près d'un
centre commercial dans le sud de Jérusalem, a-t-on ajouté.
La police n'a pas dévoilé l'identité du conducteur mais
des sources palestiniennes ont affirmé qu'il s'agissait de Mirii al-Radaydeh, 23
ans, un Palestinien habitant le quartier d'Al-Ashqariya dans le nord de
Jérusalem.
Une force de la police a perquisitionné sa maison peu
après l'attaque, selon des témoins.
"J'ai tiré sur le conducteur et un officier de police qui
se trouvait dans la voiture a aussi ouvert le feu et l'a tué", a raconté le
chauffeur de taxi, Oz Nahatabi, à la radio publique.
"Un policier sur le site a vu le bulldozer soulever la
voiture de police en l'air et il a ouvert le feu sur le conducteur. Quelques
secondes plus tard le chauffeur de taxi s'est joint à lui", a déclaré à la
presse sur place le commandant adjoint de la police de Jérusalem Niso
Shaham.
Selon lui, le conducteur appartenait "apparemment à la
minorité arabe", c'est-à-dire les Palestiniens de Jérusalem-est.
"Il ne fait pas de doute qu'il s'agit d'une attaque
terroriste. Un coran ouvert a été retrouvé dans la cabine du bulldozer. Nous
n'avons pas pu identifié le conducteur car il ne portait pas une carte
d'identité sur lui".
Cette attaque est la troisième du genre à Jérusalem en
moins d'un an.
Le 2 juillet 2008, un Palestinien avait tué trois
Israéliens et blessé 45 en lançant le bulldozer qu'il conduisait contre un
autobus et des voitures à Jérusalem, avant d'être abattu. Le 22 juillet, une
attaque similaire avait été perpétrée et le conducteur du véhicule de chantier
avait été tué.
Un groupe palestinien peu connu, "Les brigades des hommes
libres de la Galilée", avait alors affirmé être responsable de cette dernière
attaque.
Le même groupe avait revendiqué une attaque contre une
école talmudique qui avait fait huit morts le 6 mars 2008 à Jérusalem mais cette
revendication n'avait jamais été confirmée.
Les services de sécurité israéliens avaient ensuite pris
des mesures pour éviter une récidive en augmentant les contrôles d'identité sur
les chantiers employant des Palestiniens de Jérusalem-est.
Selon la police, le nombre de Palestiniens de
Jérusalem-est occupée et annexée impliqués dans des "activités terroristes" est
en constante augmentation. Entre 2000 et 2007, 270 suspects ont été arrêtés
alors que ce chiffre est passé à 70 durant le premier semestre
2008.
Deux militants du Djihad islamique tués dans une
frappe aérienne israélienne à Gaza
Deux militants du Djihad islamique
tués et un troisième a été blessé jeudi dans une frappe aérienne israélienne à
Gaza, portant à quatre le nombre de militants de l'organisation islamiste tués
par Israël en moins de 24 heures, entraînant en représailles des tirs de
roquettes sur le territoire de l'Etat hébreu.
Selon le Djihad islamique, les trois
hommes rentraient chez eux dans le camp de réfugiés de Moughazi dans le centre
de la Bande de Gaza après une nuit de patrouille le long de la frontière entre
Israël et l'étroite bande côtière palestinienne.
L'armée israélienne a précisé qu'un de ses avions a
attaqué les trois hommes armés après qu'ils ont tiré un missile anti-char sur
les soldats du côté israélien de la frontière. Tsahal a ajouté que parmi ces
trois hommes figurait un haut responsable du Djihad islamique impliqués dans des
tirs de roquettes sur la ville israélienne d'Ashkélon, au nord de
Gaza.
La police israélienne recommande une nouvelle
inculpation visant Ehoud Olmert
La police israélienne a annoncé jeudi
avoir terminé une nouvelle enquête pour négligence présumée visant le Premier
ministre sortant Ehoud Olmert et transmis le dossier au parquet en recommandant
un nouveau chef d'inculpation.
Dans le communiqué diffusé jeudi, la
police estime qu'Olmert aurait tiré profit de son poste de ministre du commerce
et de l'industrie entre 2003 et 2006 pour faire obtenir des fonds de
développement à une société gérée par son avocat et associé Uri Messer. Le
communiqué évoque un "important conflit d'intérêts".
Olmert clame son innocence dans toutes les affaires qui
lui sont reprochées.
Plus tôt dans la semaine, le conseiller juridique du
gouvernement israélien Meni Mazuz avait fait savoir qu'il envisageait un procès
Olmert dans une autre affaire, celle des pots-de-vin présumés reçus d'un homme
d'affaires américain.
La situation sanitaire des Palestiniens s'est
nettement détériorée
'Depuis 2000, les territoires
palestiniens occupés ont subi un accroissement de l'insécurité, en raison de
l'érosion voire de l'effacement complet de nombreux progrès sanitaires
enregistrés jusqu'alors', écrit le rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton,
résumant une étude de deux ans menée en collaboration avec des Palestiniens,
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres agences de l'ONU. 'Ces
revers, ajoutés aux offensives israéliennes sur Gaza, ont plongé la région dans
une crise humanitaire', ajoute-t-il, suite à cette étude publiée jeudi 5
mars.
Parmi les problèmes les plus aigus,
l'enquête pointe du doigt les restrictions au transport imposées par Israël, qui
rendent difficile l'accès aux hôpitaux. 'De profondes injustices face à la santé
sont dorénavant visibles entre la Cisjordanie et Gaza, des injustices qui ont
commencé à se faire jour bien avant que le Hamas remporte les élections en
2006', estime le rédacteur en chef. L'étude cite le cas de 69 Palestiniennes
qui, entre 2000 et 2006, ont été contraintes d'accoucher à des checkpoints
israéliens.
Les efforts en vue d'établir un système de santé efficace
'restent vains', soulignent les auteurs de l'étude, accusant la 'nature de
l'Autorité palestinienne, qui n'a que peu d'autorité dans la pratique et qui est
accablée par l'inefficacité, le copinage, la corruption et l'établissement de
priorités inadéquates destinées à satisfaire les préférences des organisations
humanitaires étrangères'. 'Des conditions semblables existent ailleurs mais,
dans les territoires palestiniens occupés, elles sont aggravées et perpétuées
par l'occupation militaire', souligne le rapport. L'étude conclut qu'une
amélioration de la situation passerait avant tout par 'l'établissement d'un Etat
palestinien souverain'.
( Jeudi, 05 mars 2009 - Avec les agences de presse )
Pétition
Non au terrorisme de l’Etat
d’Israël
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