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Thème de juin 2010 :
"Le mouvement de solidarité avec le Peuple palestinien est porteur de la diversité du -terrain-
Est-ce un moteur ou un frein à la dynamique du mouvement ?"

mardi 29 juin 2010, par La Rédaction

Une cause juste

La diversité qu’elle soit du terrain, ou des tendances des personnes ou organisations solidaires avec le peuple palestinien ne peut-être que bénéfique, car elle affirme et conforte l’évidence de la justesse de la cause.
Cela est probablement dû au fait que la solidarité trouve son origine dans trois types de pulsion ; le premier est le type pragmatique donc intéressé, il est rationnel dans le sens de calculé ; la solidarité de ce type trie par affinités d’intérêts et brasse les plus calculateurs. Ces gens-là, même si -malheureusement- ils courent les rues, ils ne peuvent prétendre être majoritaires même dans ce monde corrompu.
Le deuxième type est compassionnel donc recrute ses adeptes dans des populations (au sens statistique du terme) émotives & charitables. On veut bien croire que celles-ci sont plus nombreuses que les précédentes.
Le troisième et dernier type est le type naturel, celui qui ne fait appel ni aux superpouvoirs mentaux, ni au grand cœur de Samaritain, juste à un minimum de bon sens et à la condition d’être humain ; et comme vous le voyez bien, ce sont là des conditions réunies par plus d’un, sans distinction de religion, d’idéologie ou de prédilection de terrain d’action… en fait, avant de rejeter le sentiment de solidarité envers la cause palestinienne, il faut d’abord se démunir de l’une ou de l’autre des deux conditions : le minimum de bon sens, ou la condition d’être humain.

Manaf SAÏHI
(Lundi, 30 août 2010)

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"ça commence -bien-..."

"Bonjour..."
"bonjour... soyez les bienvenus à Chatila... vous cherchez quelqu’un ?"
"nous sommes des journalistes et réalisons un reportage sur les conditions de vie des Palestiniens dans les camps de réfugiés au Liban"
"pourquoi ?"
"c’est dans le cadre d’un document télévisé, en partenariat avec une grande chaîne européenne... le but est de populariser leur cause et renforcer le mouvement de solidarité avec eux"
"c’est bien ça"
"si vous êtes d’accord, on peut commencer par vous interviewer"
"pas de problème... sauf que je suis libanais"
"...!?"

Al Faraby
(Mardi, 29 juin 2010)

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"Comment fais-tu ?"

"Tiens... c’est bizarre !"
"qu’est-ce qui est bizarre ?"
"je suis comme toi... jeune femme, arabe et chrétienne"
"et alors ?"
"je ne rencontre aucune difficulté à militer au sein du mouvement de solidarité avec le peuple Palestinien"
"t’es arabe de quelle région ?"
"du Liban"
"et t’es chrétienne de quelle confession ?"
"maronite"
"olalala... comment fais-tu ?"
"je suis d’une famille communiste"
"ah ouai... c’est idéologique"
"...!?"

Al Faraby
(Dimanche, 27 juin 2010)

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Cumul

"Olalala... lala... te rends-tu compte ?"
"quoi"
"des difficultés que j’ai à surmonter pour pouvoir être solidaire du peuple Palestinien"
"euuuhhhh... pourquoi ?"
"je suis jeune, femme et..."
"et quoi ?"
"arabe"
"tu veux dire musulmane"
"même pas... je suis arabe chrétienne"
"...!?"

Al Faraby
(Samedi, 26 juin 2010)

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Et puis, y a les jeunes...

"Y a pas que le rôle spécifique des femmes arabes au sein du mouvement de solidarité avec le peuple Palestinien"
"qui y-a-t il d’autres ?"
"y a les jeunes... notamment les étudiants"
"ha ha ha... c’est pareil pour eux aussi"
"comment ça ?"
"faut pas suivre l’exemple du FLN en Algérie"
"je ne comprends pas !"
"ne vois-tu pas que l’immense majorité des jeunes Algériens sont au chômage et veulent quitter le pays dans l’espoir de pouvoir gagner leurs vies ailleurs"
"t’as raison... c’est la cas de tous les jeunes Arabes, y compris Palestiniens"
"c’est bien ce que je dis... les tenants d’Oslo suivent l’exemple de tous les autres"
"quels autres ?"
"ceux du FLN d’aujourd’hui et de tous les régimes arabes"
"je comprends de mieux en mieux le sens du blocus de Gaza"
"tu comprends quoi ?"
"en fait, il vise aussi à empêcher les jeunes de quitter Gaza dans l’espoir de pouvoir gagner leurs vies ailleurs"
"quel ailleurs ?"
"probablement un camp de réfugiés à l’étranger"
"...!?"

Al Faraby
(Vendredi, 25 juin 2010)

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Femmes arabes solidaires

Hyam : "Ne trouvez-vous pas que l’engagement des femmes arabes au sein du mouvement de solidarité avec le peuple Palestinien est important, chez nous comme à l’étranger ?"
Dalal : "je me posais aussi la question"
Samira : "moi, je ne me pose même pas la question... j’en suis persuadée"
Rim : "je pense qu’on devrait mieux nous organiser en fonction de cette réalité"
Hyam : "je suis entièrement d’accord"
Salma : "moi aussi"
Maryam : "je suis à cent pour cent favorable"
Hayat : "il ne faut pas les laisser nous refaire le coup du FLN en Algérie"
Chadya : "faut pas croire... les résistants français ont fait le même coup à leurs femmes"
Wadad : "que leur ont-ils fait ?"
"...!?"

Al Faraby
(Jeudi, 24 juin 2010)

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Courroie de transmission

"En somme, tu veux dire que les associations de solidarité sont des annexes des organisations politiques"
"c’est à peine caricaturées... en tout cas, ce sont des courroies de transmission"
"une courroie de transmission... c’est quoi ?"
"en mécanique, c’est une courroie qui est utilisée pour la transmission de puissance. En général, elle est synchrone et permet une transmission de mouvement sans déphasage"
"je vois"
"tu vois quoi ?"
"grâce à la courroie, les associations sont en phase avec les organisations politiques"
"eeeuuhhh........"
"le mieux est que tu me cites un exemple"
"...!?"

Al Faraby
(Mercredi, 23 juin 2010)

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Les grilles de lecture

"Faut-il une grille de lecture pour être solidaire avec le peuple Palestinien ?"
"une lecture de quoi ?"
"de la réalité"
"quelle réalité ?"
"eeuuhhhh.... celle de l’occupation"
"c’est une grave erreur d’en avoir une"
"en absence d’une grille, nous devrions pouvoir tous lire la même chose"
"absolument"
"mais alors, pourquoi n’est-ce pas le cas"
"parce que justement, de nombreuses grilles de lecture existent"
"fabriquées par qui ?"
"c’est là que ça se complique"
"comment ça ?"
"chaque individu peut fabriquer la sienne, en fonction d’un ensemble de critères de son choix conscient ou pas, sinon, il peut adopter des grilles collectives fabriquées par d’autres avec qui il est en affinité"
"tu veux dire des grilles fabriquées par toutes sortes d’associations ?"
"entre autre... y a aussi, les grilles des moyens d’information et de communication, des Etats, des institutions, des élus, des...."
"c’est sans solution"
"pas du tout... il suffit de ne pas en avoir"
"comment est-ce possible ?"
"dans les manifs de solidarité avec le peuple Palestinien j’ai souvent entendu des gens crier -nous sommes tous des Palestiniens-
"et alors ?"
"c’est comme si dans la France sous occupation nazie, tous les français, sans distinction aucune, avaient porté l’étoile jaune"
"...!?"

Al Faraby
(Mercredi, 16 juin 2010)

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Les causes de l’éclatement de la solidarité en France

Je pense que la situation palestinienne est un facteur important de cet éclatement, notamment depuis les accords d’Oslo et l’instauration de l’Autorité palestinienne. C’est à ce moment là que se sont précisées (précisées et pas nées) deux voies : l’une de la capitulation et l’autre de la résistance. Le mouvement de la solidarité a suivi, ou plutôt disons que c’est alors que sont entrés dans le mouvement de la solidarité des sionistes light qui ont fortement appuyé toute démarche capitularde de la direction palestinienne.
Exemple : au début de l’intifada al-Aqsa, un groupe de la solidarité assez présent faisait signer une pétition pour réclamer l’application des décisions du Quartet, obliger Israël à les appliquer. Il faudrait d’abord que nous reconnaissions la légitimité du Quartet.
Un autre facteur est la faible présence des Palestiniens en France, qui n’ont pas pu rassembler le mouvement de la solidarité autour d’eux : la faiblesse relative de leur nombre n’a pas permis que se dégage un courant allant au-delà des querelles partisanes et individuelles. Il faut comparer, pour comprendre ce facteur, à la forte présence des Palestiniens dans plusieurs pays européens, notamment nordiques qui, malgré les divisions, ont réussi à susciter un courant fort qui a entraîné le mouvement de la solidarité vers des actions communes donc efficaces.
Une constatation : lorsqu’un mouvement majoritaire défend des positions modérées, il ne peut rassembler dans un mouvement unitaire la solidarité envers la Palestine, car de nombreuses associations se replient sur elles-mêmes, agissant sur le micro au lieu d’affronter le macro. C’est ce qui explique l’éclatement. Ce n’est pas, dans ce cas, une source de richesse, mais au contraire, la cause de l’inefficacité : ni les médias, ni les instances politiques n’ont changé de position, concrètement.
Autre exemple : alors que des organisations avaient depuis le début de l’intifada, appeler au boycott puis en 2005, appelé au boycott et désinvestissement, reprenant l’appel des associations palestiniennes, elles ont été taxées d’antisémitisme par une partie de ceux qui, aujourd’hui, ont repris le mot d’ordre. Il est vrai qu’après la guerre criminelle contre Gaza, le mouvement de boycott s’est élargi, mais faut-il attendre d’autres guerres pour être efficaces ? Puis se pose la question, concernant le boycott : boycott des produits des colonies ou toute l’institution israélienne et ses produits ?
La question d’al-Quds est symptomatique de l’éclatement du mouvement de la solidarité. Alors que le peuple palestinien est, même au niveau de ses organisations, uni pour défendre la ville d’al-Quds et ses lieux saints, certaines organisations de la solidarité ne veulent pas entendre parler de "lieux saints", n’ayant pas apparemment réglé la question de l’importance des lieux saints dans la conscience et le vécu palestiniens. Résultat : il y a ceux accusés d’être "musulmans fanatiques" qui parlent des lieux saints (musulmans et chrétiens) et les autres, qui ne parlent que des lieux profanes en train d’être judaïsés.
Qui soutient-on ? Les Palestiniens ou les Palestiniens et Israéliens ? Quelle parole donne-t-on aux Palestiniens et Arabes dans les associations ? Pourquoi des associations insistent-elles à avoir des Palestiniens aux côtés d’Israéliens ou de Juifs pour parler de la question ? C’est un phénomène typiquement français, du moins pas européen.
Il ne s’agit pas d’une réponse à des interventions précédentes, mais une contribution à partir d’une expérience sur le terrain.

Rim al-Khatib
(Mardi, 15 juin 2010)

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Une question concrète.

Le sujet tel que libellé est vaste et "flou" : je veux dire, que bien des termes mériteraient d’être précisés pour savoir exactement de quoi l’on veut débattre. Il peut y avoir un intérêt à cela, car les sous-questions qu’il pose et en premier, de quoi exactement on veut parler, font en soi préciser et avancer le débat.
Ne serait-ce que le terme "terrain" : parle-t-on du "terrain" palestinien ou parle-t-on des "terrains" nationaux et socio-politiques (communautaires inclus), du mouvement de solidarité internationale ; à commencer par celui de la France qui nous concerne plus directement ? Les deux ne se superposent pas exactement, mais sont quelque part , et dans le contexte actuel très inter-reliés. S’enrichissent-ils ou se compliquent-ils mutuellement ?
La diversité du "mouvement" (qui mériterait d’être un peu cerné), dans ses modes d’intervention souvent très ciblés et "spécialisés", ses motivations, ses orientations, humanitaires, politiques..., sont-elles une richesse ou une source d’émiettement, de confusion, voire de divisions ? Ou les deux à la fois ?
Certes l’unité manque, bien que l’émotion suscitée par la barbarie israélienne, de plus en plus indéfendable, malgré BHL et cie, élargit toujours davantage le champs de la révulsion contre Israël et celui de la sympathie envers les Palestiniens. Mais l’unité manque aussi cruellement en terme de direction du côté palestinien (bien sûr la division n’est pas tombée du ciel !), et si la résistance, le désir de résistance est toujours là, intact chez les Palestiniens, les tensions et le désarroi sont plus forts. On assiste à une diversification des formes de résistance, telles Bil’in et les autres villages de Cisjordanie contre le Mur, mais aussi à la multiplication voulue par l’occupant des terrains vitaux de lutte -une offensive sur tous les fronts- (Jérusalem, Gaza, colonies, législation sur les "infiltrés", etc.) face à une résistance "désarmée" par ses leaders et qui se cherche de nouveaux modes. Face à une offensive généralisée, n’y a-t-il pas un risque de parcellisation des terrains, des formes et des organisations de lutte ?
Je ne sais pas si cette première contribution introductive, un peu à bâtons rompus, apporte queque chose au débat...
En fait, je souhaitais aussi poser une question bien concrète qui m’interpelle après la tragédie du Marmara et qui concerne le mouvement de solidarité. Depuis le Drame, chacun y va de son projet de nouvelles flotilles, de nouveaux bateaux pour briser le blocus, que ce soit des Etats comme l’Iran, ou des mouvements de solidarité "nationaux" : France, etc.
Dans ce contexte de surenchère, peut-être positif, mais de prime abord pagailleux, il y a maintenant un bateau "juif" qui se prépare à partir d’Allemagne en juillet. Pourquoi un bateau "juif" ? Quel message les organisateurs veulent-ils lancer par cet "ethnocentrisme" ? A qui ? A leur communauté ? Au monde, pour donner une autre image des" juifs ? Mais les Gazaouis ont-ils besoin d’un bateau "juif", dans le contexte actuel ? S’est-on soucié de leurs besoins à eux, de leur sensibilité, et du message qu’ils pourront en retenir, surtout si ce bateau, à l’inverse des autres, se voit accorder un droit de passage par Israël ?
Suis-je la seule à me poser ce type de questions ? J’aimerais beaucoup avoir l’avis des autre intervenants sur le sujet.

Marie-Christine Mouranche
(Vendredi, 11 juin 2010)

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Il faut rassembler.

La lutte du peuple palestinien appartient au peuple palestinien. À tout le peuple palestinien. Je souscris à la définition donnée par José Ruiz et je pense qu’elle a été mal comprise. L’Islam est un des paramètres important de ce peuple. Mais pas le seul. L’Islam est une entité complexe qui véhicule nécessairement, de la pointe ouest du Maroc jusqu’au-delà des confins de l’Asie des rapports bien contradictoires avec la cause palestinienne. Et c’est bien naturel.
L’amorce du débat résume aussi bien le problème car une action de soutien dépend de ceux que l’on soutient et d’où s’exprime ce soutien. Le contexte change en fonction du lieu, de l’histoire, de la culture, de la place des gouvernants dans cette situation.
Pour autant, on peut ne pas être dupe. Certains soutiens sont momentanés ou intéressés ou ambigu. Et alors ? Il faut rassembler. Ce sera différent quand il s’avérera que certains veulent substituer leur propre cause à celle des palestiniens comme on a pu le voir dans d’autres conflits.
Toujours est-il qu’il est bien de se poser sans cesse la question. Cela montre que l’on reste vigilant, conscient et engagé.

Cordialement,
Hortus
(Vendredi, 11 juin 2010)

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En France, ce n’est pas la diversité qui domine, mais l’éclatement.

Il y a dans le monde, et notamment en France, de multiples et diverses associations ou individus qui veulent soutenir le peuple palestinien. Les raisons sont évidemment différentes : par conviction que la lutte du peuple palestinien contre le sionisme est juste, par conviction que l’injustice subie doit être réparée, par conviction humanitaire, etc.
Les motivations sont très différentes. Certains considèrent que l’injustice dure depuis le mandat britannique, d’autres depuis la guerre de 67, d’autres encore ont pris conscience de la question après l’intifada al-Aqsa en 2000.
Certains associent la cause palestinienne à la cause arabe en général, l’injustice subie par le monde arabe à cause du colonialisme, l’impérialisme, les régimes soutenus par les puissances étrangères, d’autres associent la cause palestinienne au monde musulman dans son ensemble, ce monde qui fait partie du tiers-monde mais visé plus particulièrement à cause de ses richesses naturelles et surtout à cause de l’islam, que le monde occidental n’arrive pas à digérer.
D’autres encore voient dans la Palestine un pays en soi, qui doit être partagé par les nouveaux envahisseurs et les autochtones, donc, sans prendre en compte sa dimension historique et géographique.
C’est pour toutes ces raisons que le mouvement de solidarité reste fragile, n’ayant pas pu dépasser les clivages idéologiques, politiques et intellectuels des individus et associations qui le composent, et notamment en France. En France, ce n’est pas la diversité qui domine, mais l’éclatement, parce qu’il n’y a pas une force qui a réussi à regrouper autour d’elle les autres, dans leur diversité.
Pourquoi ? Quelques réponses : la puissance du lobby sioniste oblige de multiples associations ou individus à faire des concessions ;
la contribution (de José Ruiz de ce jour, ndlr) est une des causes également, le refus de prendre en compte la composante religieuse (qui ne peut être escamotée car présente en force dans la région) parce que l’on se trouve dans un pays "laïque" (ce qui ne veut rien dire), c’est-à-dire que le débat interne français domine le mouvement de solidarité, que l’islamophobie traverse le courant de la solidarité, ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays européens où les mouvements de la solidarité ont réussi à se regrouper pour des actions, intégrant les musulmans et relevant le niveau de la solidarité.

Rim al-Khatib

(Vendredi, 11 juin 2010)

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"Solidarité avec tout le Peuple Palestinien"

Je ne sais pas si Le mouvement de solidarité avec le Peuple palestinien, porteur de la diversité du -terrain- est un moteur ou un frein à la dynamique du mouvement.
Mais je pense que ce mouvement doit être un mouvement de solidarité avec tout le Peuple Palestinien simplement au nom du respect des droits de l’homme, du respect du droit international, de la fin de la politique de colonisation honteuse que mène l’Etat d’Israël depuis 1948.
Ce mouvement ne doit pas être confessionnel mais laïque, démocratique, républicain afin de respecter toutes les composantes de la société Palestinienne et de tous celles et ceux qui composent ce mouvement. Ce doit être un mouvement de liberté pour précisément pouvoir libérer le Peuple Palestinien.

Bien à vous
José Ruiz
Correspondant des Amis du monde Diplomatique
(Vendredi, 11 juin 2010)

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"Comment te retrouves-tu ?"

"Peux-tu m’orienter s’il te plaît ?"
"sur quoi ?"
"sur une association de solidarité avec la Peuple Palestinien"
"en France ou à l’étranger ?"
"est-ce bien important ?"
"bien-sûr... les critères changent d’un pays l’autre"
"comment ça ?"
"supposons que ça soit au Liban, alors tout dépend de ta confession... maronite, chiite, druze... si c’est en Irak, tout dépend si t’es arabe ou kurde... tandis que si c’est au Yémen alors ça dépend si c’est dans une Province du nord ou du sud... etc., etc., chaque pays a ses caractéristiques auxquelles s’adaptent chacune des associations existantes"
"pour moi, c’est tout simple, je recherche une association en France"
"oulalala... lala..lala..."
"quoi, c’est aussi compliqué ?"
"y en a pour toutes les tendances"
"quelles tendances ?"
"c’est bien connu... en France, ce sont des clivages politiques... par exemple, les adhérents ou les sympathisants du NPA vont avoir tendance à se regrouper dans..."
"j’ai compris... il existe autant d’associations que d’organisations politiques"
"grosso modo"
"en plus ou en moins ?"
"à l’intérieur des clivages on retrouve des sensibilités, à l’intérieur desquelles on retrouve des affinités, à l’intérieur desquelles on..."
"effectivement, c’est loin d’être simple"
"ensuite, ça dépend dans quelle localité tu habites..."
"pourquoi ?"
"les relations avec la mairie comptent pour beaucoup dans l’action de l’association... ceci est aussi vrai avec le Conseil général au niveau du département... etc. etc."
"tu parles pour les subventions ?"
"oui... mais pas seulement... ça joue au moment des élections"
"olalala... je trouve que c’est encore plus compliqué qu’au Liban"
"de loin... de très loin... d’autant que, ces derniers temps, le fait religieux a gagné du terrain"
"ah bon ?"
"on retrouve des associations catholiques, musulmanes, juives qui s’investissent en tant que telles"
"mais dis-moi"
"quoi ?"
"les Palestiniens qui vivent en France, ils s’organisent comment ?"
"pareil... ils ont leurs associations qui entretiennent des relations plus au moins privilégiées avec les associations françaises"
"selon les mêmes critères ?"
"eeuuuuhhhh.... il faut ajouter un"
"lequel ?"
"y a ceux qui sont favorables à -Oslo- et d’autres pas"
"comment te retrouves-tu dans tout ça ?"
"très simple... régulièrement je vais en Terre promise"
"...!?"

Al Faraby
(Jeudi, 10 juin 2010)

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 

 

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