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Khaled Mechaal : "Il est temps de parler avec le Hamas"

jeudi 22 janvier 2009, par La Rédaction

Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a déclaré mercredi qu’il était "temps de parler" avec le mouvement islamiste, dans un discours à Damas retransmis par plusieurs chaînes satellitaires arabes.
"Depuis trois ans, on tente de se débarrasser du Hamas (...) en imposant notamment un blocus (...). Il est temps de commencer à parler au Hamas, une force" dont la "légitimité" a été confortée par la guerre de Gaza, a dit M. Mechaal.
Les Etats-Unis, Israël et l’Europe considèrent comme une organisation terroriste le Hamas, qui avait remporté les législatives dans les territoires palestiniens en janvier 2006 avant de prendre le pouvoir violemment à Gaza en juin 2007 au détriment du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas.
Selon M. Mechaal, un des résultats de la guerre de Gaza, "première grande et véritable guerre que notre peuple remporte", est que le "Hamas et la résistance se sont imposés comme une partie incontournable".
"Nous avons atteint nos objectifs en contraignant l’ennemi à arrêter l’agression et à se retirer (de Gaza)", a-t-il dit, en référence au cessez-le-feu décrété dimanche par l’Etat hébreu et au retrait consécutif des troupes israéliennes, achevé mercredi.
Le dirigeant du Hamas, qui avait aussi proclamé un cessez-le-feu unilatéral, a réitéré les exigences du mouvement islamiste avant toute consolidation de la cessation des hostilités.
"Mais il reste deux batailles à gagner : celles de la levée du blocus et de l’ouverture des points de passage, notamment celui de Rafah (entre l’Egypte et la bande de Gaza, ndlr) qui est notre fenêtre sur le monde", a déclaré M. Mechaal.
"Gaza est sortie victorieuse, la résistance a gagné, l’ennemi n’ayant pas pu imposer ses conditions", a poursuivi M. Mechaal, en demandant aux combattants du Hamas de "laisser leur doigt sur la gâchette car l’ennemi est rusé et voudrait se venger".
M. Mechaal s’en est pris à l’Autorité palestinienne, l’accusant d’avoir "abandonné la résistance face à l’occupation israélienne" et a appelé les Palestiniens de Cisjordanie à se joindre au combat de Gaza.
Il a en outre affirmé que le Hamas était favorable à une réconciliation palestinienne "mais sur une base de résistance, pas sur la base de concessions" vis-à-vis d’Israël. "Il faut d’abord obtenir la libération des prisonniers, mettre fin à la coordination avec Israël en matière de sécurité" en Cisjordanie et que "les armes de la résistance soient considérées comme légitimes", a-t-il affirmé.
Israël a achevé mercredi le retrait de ses troupes à Gaza après une vaste offensive contre le Hamas qui a fait plus de 1.300 morts palestiniens, dont au moins la moitié de civils.

Gaza : l’ONU prend la mesure des destructions

Des responsables de l’ONU ont plaidé jeudi pour une réouverture des points de passage de Gaza ravagée par l’offensive israélienne afin de permettre sa reconstruction, l’Etat hébreu menaçant d’y frapper à nouveau si la contrebande d’armes reprend par les tunnels.
Le coordinateur de l’ONU John Holmes et le représentant spécial de l’organisation internationale au Proche-Orient ont inspecté plusieurs sites bombardés et se sont également rendus dans le principal hôpital de Gaza, Al-Chifa.
L’ouverture des points de passage est l’un des "problèmes dont nous voulons discuter (avec Israël). Evidemment, si vous voulez reconstruire, il faut du ciment, des matériaux de reconstruction, des tuyaux, des pièces détachées. Tout doit entrer et c’est un chose sur laquelle nous allons insister fortement", a déclaré à l’AFP M. Holmes.
"Notre message à Israël est, qu’au-delà de la destruction, de la mort et de la souffrance causée, il doit permettre aux programmes d’aide d’aller de l’avant sans obstacle", a-t-il souligné lors d’une visite dans une école détruite dans un raid israélien à Beit Lahya (nord). M. Holmes a ajouté qu’il tentait de "dresser un bilan de l’ampleur des dommages", avant de lancer un appel à des fonds internationaux pour la reconstruction du territoire contrôlé par les islamistes du Hamas.
Selon une estimation provisoire du Bureau central palestinien des statistiques, les pertes causées par l’offensive s’élèvent à 1,9 milliard de dollars, dont 476 millions pour les dégâts dans les habitations et les infrastructures. Plusieurs écoles, dont certaines gérées par l’ONU ainsi que d’autres bâtiments onusiens, ont également été touchés.
Israël conditionne la levée du blocus imposé à Gaza à la conclusion d’une trêve avec le Hamas négociée par l’entremise du Caire. Il a prévenu qu’il se réservait le droit d’attaquer de nouveau les tunnels reliant le territoire palestinien à l’Egypte, qui servent notamment à la contrebande d’armes.
"Pour les tunnels, rien ne sera comme avant, les choses doivent être claires : Israël se réserve le droit d’agir militairement contre les tunnels, un point c’est tout", a dit la chef de la diplomatie Tzipi Livni. "S’il faut agir, nous le ferons, nous exercerons notre droit à la légitime défense, nous ne confierons pas notre sort aux Egyptiens, ni aux Européens ou aux Américains", a-t-elle ajouté, au lendemain d’une menace similaire du ministre de la Défense Ehud Barak.
A la frontière avec l’Egypte, des centaines de contrebandiers se sont remis au travail dans les tunnels, un moyen de contourner le blocus.
Parallèlement, l’Egypte a repris sa médiation en vue de consolider le cessez-le-feu proclamé dimanche par les belligérants chacun de son côté, en recevant le négociateur israélien Amos Gilad avant l’arrivée dimanche de représentants du Hamas.
Le président américain Barack Obama la veille a adressé un signal fort au Proche-Orient en téléphonant dès sa première journée de travail à plusieurs dirigeants pour s’engager à oeuvrer "activement" à la paix.
Sur le terrain, cinq Palestiniens ont été blessés à Gaza par des tirs de navires de guerre israéliens, selon des sources médicales. L’offensive israélienne (27 décembre-17 janvier) a fait 1.330 morts palestiniens dont 437 enfants de moins de 16 ans, 110 femmes et 123 personnes âgées, et 5.450 blessés, selon le dernier bilan des services médicaux palestiniens.
Côté israélien, 10 militaires et 3 civils ont péri, selon les chiffres officiels.

Gaza : l’Egypte a repris ses discussions avec Israël sur une trêve

L’Egypte a repris jeudi ses pourparlers avec Israël pour tenter d’aménager une trêve durable dans la bande de Gaza, quatre jours après un cessez-le-feu fragile.
Le négociateur israélien, Amos Gilad, est arrivé dans la matinée, allant retrouver le patron des services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, déjà négociateur de la précédente trêve de six mois.
N’ayant pas réussi à négocier le cessez-le-feu, l’Egypte a repris sa médiation entre Israël et le Hamas, les deux belligérants ne dialoguant pas, pour éviter une nouvelle guerre dans la bande de Gaza.
Si les violences ont cessé dimanche, après 22 jours d’une opération israélienne meurtrière, aucun armistice n’a été conclu, laissant non réglés des points-clés, comme la fin du blocus de l’enclave palestinienne. Aucun accord n’est également intervenu sur la durée de la trêve des violences, le Hamas ayant suggéré un an renouvelable, ce que refuse Israël qui réclame qu’elle soit illimitée dans le temps.
Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, a indiqué que la délégation du mouvement islamiste palestinien se rendrait dimanche au Caire. Le premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, a affirmé mercredi que le but était de "consolider" la trêve tout en tentant de "réconcilier" le Hamas et le mouvement Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
M. Gilad, selon une source proche des négociations, centrera cet entretien de quelques heures sur les arrangements concrets contre la contrebande d’armes à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza.
La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a prévenu jeudi qu’Israël se réservait le droit de frapper de nouveau ces tunnels creusés sous les 14 km de la "ligne de Philadelphie" qui marque cette frontière.
"S’il faut agir nous le ferons, nous exercerons notre droit à la légitime défense, nous ne confierons pas notre sort aux Egyptiens, ni aux Européens ou aux Américains", a-t-elle ajouté. Israël, qui dit avoir détruit 150 tunnels, a conclu avec les Etats-Unis un accord de lutte contre les filières d’acheminement, obtenant un engagement de quatre pays européens à faire de même
Un autre volet des discussions portera, selon Israël, sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza.Selon la radio militaire israélienne, plusieurs ministres et responsables acceptent désormais la libération de la plupart des détenus dont le Hamas exige l’élargissement en échange du soldat.
Les choses sont complexes s’agissant de la fin du blocus de facto décrété par Israël depuis le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza, en juin 2007, avec la réouverture des six points de passage, dont un seul avec l’Egypte à Rafah. Aux termes d’un accord de 2005, le contrôle de Rafah revient à l’Autorité palestinienne, avec l’appui d’une centaine d’observateurs de l’Union européenne.
Quelque soient les formules envisagées, le retour de l’Autorité palestinienne, évincée de la bande de Gaza et ne contrôlant plus que la Cisjordanie, présuppose une "réconciliation" palestinienne. Un conseiller de M. Abbas, Nabil Chaath, a indiqué à l’AFP au Caire attendre que l’Egypte prenne l’initiative des pourparlers de réconciliation, si le Hamas en accepte les termes.
Les Egyptiens, a-t-il dit, "pensent qu’il leur faut une semaine de négociations avec le Hamas avant de nous inviter, puis nous réunir", a-t-il dit. L’Egypte avait échoué dans une telle tentative en novembre dernier.

Accès de l’aide humanitaire à Gaza : l’UE a obtenu "des assurances" de Livni

La présidence tchèque de l’UE a indiqué mercredi avoir obtenu "des assurances claires" d’Israël que l’Etat hébreu laisserait entrer l’aide humanitaire à Gaza, après une rencontre avec la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni.
"Il y a des assurances claires de la ministre Tzipi Livni que tout sera fait par la partie israélienne pour qu’une aide humanitaire conséquente arrive dans la bande de Gaza", a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, aux journalistes après un dîner avec Mme Livni et ses partenaires européens à Bruxelles.
M. Schwarzenberg a ajouté qu’une mission d’experts européens avait été autorisée à entrer à Gaza, mais qu’il restait encore à "préciser certains points, comme ce qui pourra être apporté".
Le ministre français Bernard Kouchner est lui resté prudent quant aux assurances israéliennes.
Il a indiqué que tous les ministres de l’UE avaient demandé "d’une seule voix" à Mme Livni d’"ouvrir les portes" de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien depuis que le mouvement islamiste Hamas en a pris le contrôle par la force en juin 2007.
"Mme Livni a répondu qu’elle était très étonnée, et que oui l’aide humanitaire devait passer : nous verrons bien demain", a résumé M. Kouchner.

Gaza : le médecin ayant perdu trois de ses filles demande des explications à Israël

Le gynécologue palestinien, dont le témoignage concernant la mort de trois de ses filles et de sa nièce dans un bombardement israélien a bouleversé le public, a demandé mercredi des explications au ministre israélien de la Défense.
Parlant couramment hébreu, formé en Israël et travaillant dans le principal hôpital de Gaza, Ezzeldine Abou el-Aish, 55 ans, avait sangloté en évoquant la mort des quatre jeunes filles sur la chaîne israélienne Channel 10, vendredi dernier, peu après la chute d’un obus sur sa maison à Jebaliya, dans le nord de la Bande de Gaza.
Mercredi, ce pacifiste connu impliqué dans la promotion de projets israélo-palestiniens conjoints est revenu inspecter sa maison détruite et retrouver ses cinq enfants encore en vie. Sa femme est récemment décédée des suites d’un cancer.
"J’étais plus connu des Israéliens que des Palestiniens. Ils me connaissent. Pourquoi ont-ils tué mes enfants ?", a-t-il lancé dans un entretien accordé à APTN en regardant des images de ses filles décédées dans les décombres de sa maison.
Il a exprimé le souhait de rencontrer le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak pour entendre pourquoi ses enfants ont été tuées. "Je veux qu’il ait le courage, le souci de me rencontrer pour dire pourquoi, sans falsification", a-t-il expliqué à Associated Press Television News, accusant par ailleurs la communauté internationale de fermer les yeux sur la situation dans la Bande de Gaza.
Ses trois filles, décédées dans le bombardement, avaient respectivement 14, 15 et 22 ans. Sa nièce, tuée elle aussi, était âgée de 14 ans. Fait rare dans le conflit, deux autres filles du médecin, blessées, ont pu être évacuées vers des hôpitaux israéliens.

George Mitchell pressenti pour le poste d’envoyé spécial pour le Proche-Orient, selon des responsables

George Mitchell, l’ancien chef de la majorité démocrate au Sénat, devrait être nommé au poste d’envoyé spécial de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour le Proche-Orient, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.
Des responsables ont déclaré sous couvert d’anonymat que la Maison Blanche se préparait à en faire l’annonce, alors que le président américain Barack Obama a appelé mercredi le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie.
En assumant la fonction d’envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell, 75 ans, renouerait avec un dossier dont il s’était occupé sous la présidence de Bill Clinton après avoir été le chef de la majorité au Sénat de 1989 à 1995. L’ancien sénateur s’est attelé à des dossiers difficiles sur le plan diplomatique, présidant notamment les pourparlers de paix en Irlande du Nord.

A peine investi, Obama plonge dans la crise du Proche-Orient

Le nouveau président américain Barack Obama, investi mardi, a plongé mercredi dans la crise au Proche-Orient, où Israël a mis fin à une vaste offensive à Gaza, en multipliant les appels aux dirigeants de la région.
M. Obama s’est notamment entretenu au téléphone avec le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a-t-on appris de sources officielles.
Il a assuré à M. Abbas qu’il entendait "oeuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région", a affirmé le porte-parole du dirigeant palestinien, Nabil Abou Roudeina.
"Il a affirmé qu’il déploierait tous les efforts possibles pour y parvenir le plus rapidement possible", a ajouté ce dernier.
Selon lui, M. Obama a fait savoir au leader palestinien qu’il était "le premier dirigeant étranger qu’il appelait" depuis son investiture.
M. Obama a aussi parlé au téléphone avec M. Olmert, qui lui a rendu compte de la situation à Gaza et des efforts déployés en vue de mettre fin à la contrebande d’armes vers le territoire contrôlé par le Hamas, selon la présence du Conseil à Jérusalem.
M. Olmert a affirmé que son pays veillait à ce que les besoins humanitaires de Gaza soit assurés et émis le voeu que "le processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne" de M. Abbas puisse se poursuivre à l’avenir, selon la même source.
D’après la Maison Blanche, M. Obama s’est également entretenu au téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
Le nouveau président américain a par ailleurs proposé à George Mitchell, un sénateur à la retraite artisan de la paix en Irlande du Nord, de devenir émissaire pour le Proche-Orient, selon une source proche de son administration. Sa nomination devrait avoir lieu mercredi ou jeudi.
Ces initiatives de M. Obama interviennent alors que l’armée israélienne a achevé mercredi matin son retrait de la bande de Gaza. "Mais l’armée reste déployée à la lisière pour faire face à toute éventualité", a précisé à l’AFP un porte-parole militaire.
Le Hamas a pris acte du retrait israélien tout en exigeant la levée du blocus imposé au territoire avant d’accepter une éventuelle trêve formelle consolidant le cessez-le-feu que les belligérants ont décrété séparément dimanche.
Son porte-parole, Fawzi Barhoum, a affirmé à l’AFP que ce retrait était "insuffisant". Devant la presse, il a appelé M. Obama à tirer les leçons des "erreurs" de son prédécesseur George W. Bush.
"Nous le jugerons à travers sa politique et ses actions sur le terrain", a-t-il ajouté.
En soirée, dans un discours télévisé, le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a lui exhorté au dialogue avec son mouvement.
"Il est temps de commencer à parler au Hamas, une force" dont la "légitimité" a été confortée par la guerre de Gaza, a-t-il dit.
Les Etats-Unis, Israël et l’Europe considèrent comme une organisation terroriste le Hamas, qui a violemment pris le pouvoir à Gaza en juin 2007 au détriment du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas.
Sur le plan diplomatique, Amos Gilad, le conseiller du ministre israélien de la Défense Ehud Barak et principal négociateur israélien, devait se rendre jeudi à Caire pour des discussions en vue d’une trêve formelle.
Le Caire doit également accueillir des représentants du Hamas dimanche.
L’offensive israélienne, qui a duré 22 jours et dont l’objectif affiché était de mettre fin aux tirs de roquettes sur son sol, a coûté la vie à au moins 1.328 Palestiniens et blessé plus de 5.300, selon le dernier bilan des services d’urgence de Gaza. Côté israélien, 10 militaires et 3 civils ont péri.
Mercredi, M. Barak a prévenu que son pays pourrait lancer d’autres attaques contre les tunnels reliant le sud de la bande de Gaza à l’Egypte, pour empêcher la contrebande d’armes.

( Jeudi, 22 janvier 2009 - Avec les agence de presse )

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
 

P.-S.

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