Le Hezbollah a nié jeudi tout lien avec la cargaison d’armes saisies par la marine israélienne en Méditerranée, après des démentis similaires de la Syrie et de l’Iran.
"Le Hezbollah dément catégoriquement tout lien avec les armes que l’ennemi sioniste prétend avoir saisi à bord du bateau Francop, et dénonce dans le même temps la piraterie israélienne dans les eaux internationales", a indiqué le mouvement dans un communiqué.
Le numéro deux des forces navales israéliennes, Rani Ben-Yehuda, a annoncé la saisie mercredi de "centaines de tonnes d’armes" en provenance d’Iran et destinées selon lui au Hezbollah, à bord d’un cargo arraisonné au large de ses côtes, l’une des plus grosses saisies du genre par la marine israélienne.
Les autorités israéliennes ont présenté une partie de leur prise, composée de roquettes de différente taille, d’obus de mortiers, de grenades et de munitions pour fusils d’assaut AK-47. La plupart des caisses portaient des inscriptions en espagnol, en chinois et en anglais. Elles étaient cachées derrière des sacs de ciment, selon un photographe de l’AFP.
Le même jour à Téhéran, les ministres iranien et syrien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki et Walid Mouallem ont démenti, selon le site internet de la télévision iranienne Press TV.
"Le bateau ne transportait pas d’armes de fabrication iranienne à destination de la Syrie ou du Liban" mais des objets de fabrication syrienne destinés aux consommateurs iraniens, a dit notamment M. Mouallem.
L’Iran et la Syrie sont les principaux soutiens à l’étranger du Hezbollah mais les deux pays démentent qu’ils fournissent à ce dernier autre chose qu’un soutien moral.
Un commando de la marine israélienne a intercepté avant l’aube le "Francop", un navire marchand battant pavillon d’Antigua et appartenant à l’armateur allemand Gerd Bartels, à environ 100 milles nautiques (180 km) des côtes d’Israël. Le cargo a été conduit au port d’Ashdod (sud de Tel-Aviv).
La résolution 1701 du conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin à la guerre dévastatrice entre Israël et le Hezbollah en 2006 demande le désarmement de toutes les milices au Liban, an allusion notamment au Hezbollah, et interdit la vente d’armes à ces dernières.
(Jeudi, 05 novembre 2009 - Avec les agences de presse)
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